‹ Les origines de la civilisation [microforme]Chapitre 8 sur 108 · partie cent · texte numérisé non relu

partie cent

grande part | On fait un ; puis on l’él quelquefois

Quelques

(1) Laird, £x

18 du ne 4 plusieurs heures par jour à leur toilette. Elles comles coins mencent même la veille au soir en s’enveloppant avec ones pa- 4 soin les doigts de la main et du pied dans des feuilles plusieurs de henna, pour les retrouver le matin d’un beau et entreBf rouge pourpre. Elles se teignent les dents alternae cercle tivement bleu, jaune et pourpre, en laissant à une ou bras un deux leur couleur naturelle comme contraste. Elles ut vête-BR prennent grand soin de leurs paupières, qu’elles tei- NY gnent avec du sulfure d’antimoine. Elles colorent leur L des ba- M chevelure avec de l’indigo, et portent en grande prochevilles Bi fusion des boutons et autres joyaux (1). ur COPS % Non contents de se pendre des ornements autour utour def du cou, des bras et des jambes, en un mot partout de leurs@t où la nature leur permet d’accrocher quelque chose, rs doigt F les sauvages se font encore des trous dans le corps ces orneB pour en accrocher davantage.

Lichten Bt Les Esqiimaux, à l’ouest du fleuve Mackensie, se

Li portail font deux ouvertures dans la jcue, une de chaque

côté. ouvertures qu'ils élargissent graduellement et dans lesquelles ils portent un ornement de pierre, res-

peu : Cuir Q n h ns) Q , coqui semblant à un grand bouton de manchettes, et qu’on bu dents Poutrait par conséquent appeler uu bouton de joues.

\ des lei La coutume de porter un morceau de bois dans la

ième nez partie centrale de la lèvre inférieure existe dans une

nos: ‘tuel grande partie de l'Amérique occidentale et en Afrique. u

On fait un petit trou dans la lèvre pendant l'enfance ;

oyageurs et beau-Mt Puis on l’élargit par degrés, jusqu’à ce qu'il atteigne ivre, del delquelois deux pouces de longueur.

? , , , LI aid saté Quelques races étendent le lobe de l'oreille jusqu’à

be, passen (1) Laird, Eæpedition into the interio» of Africa, vol, I1,p. °4. , passe

ce qu'il atteigne l'épaule, d’autres se liment les dents de différentes façons.

Ainsi, chez les Rejangs de Sumatra, «les deux sexes « ont la coutume extraordinaire de se limer les dents et de les changer de forme; dents que, par suite de « la simplicité de leur nourriture, ils ont admirable-

"mn CN

« ment blanches et belles. Ils emploient en guise de

« limes des petit:s pierres à aiguiser de différentes « finesses, et le patient se couche sur le dos pendant « l'opération. Beaucoup, et particulièrement les fem- « mes du pays de Lampong, se font user les dent « jusqu’au niveau des gencives; d’autres les font « limer en pointes, d’autres enfin se contentent de « faire enlever l'émail pour les teindre plus facile- « ment en noir, couleur que ces peuples affectionnent « pour les dents (1). »

Le D' J.-B. Davis possède un crâne Dyak dans le- bi

quel les six dents de devant ont été perforées ave soin ; dans le trou on avait inséré une tige de métal se terminant par une petite boule de laiton. De cette facon, la lèvre supérieure étant relevée, le laiton bril-

lant devait s’apercevoir sur chaque dent (2). Quel-B

ques tribus Africaines se taillent aussi les dents de

différentes façons, chaque tribu a sa mode parti- ES

culière.

Le tatouage est presque universel parmi les sauvages. Dans quelques cas, chaque individu suit son imagination particulière ; dans d’autres, chaque tribu a un dessin spécial. Ainsi, en parlant d’Abcokuta, le

(1) Marsden, History of Sumatra, p. 52, (2) Thesaurus Craniorum, p. 289.

capitaine E «riés qu’il «naître. L «depuis la «fres et d « représen « vori, des « sanges, d « sang caill « billes, de « lures qu’o «pour en «chaque t «mème, & «se compa

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(1) Abeokuta,

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capitaine Burton (1) dit : « Les tatouages sunt si va- «riés qu’il est fort difficile à un étranger de s’y recon-

«naître. Leur peau forme des dessins extraordinaires, «depuis la plus petite piqüre jusqu'aux grandes bala- «fres et des élévations ressemblant à des clous. Ils «représentent des tortues, des crocodiles, le lézard fa- «vori, des étoiles, des cercles concentriques, des lo- «sanges, des lignes droites, des coins, des gouttes de « sang caillé, des morceaux de chair ressemblant à des «billes, des cicatrices élevées ressemblant à des brü- « lures qu’on ouvre pour l'introduction des talismans et «pour en extraire les mauvais esprits. Dans ce pays «chaque tribu, chaque sous-‘ribu, chaque famille «même, a son blason (2), dont ia diversité infinie peut «se comparer à celle des blasons européens. »

Dans l'Afrique méridionale les Nyambanas se distinguent par une rangée de boutons ou de verrues, de la grosseur d’un pois environ, rangée qui s'étend

| de la partie supérieure du front jusqu’au bout du

nez. Chez les Cafres Bachapin, ceux qui se sont distingués dans un combat ont le droit de se faire une longue cicatrice sur la cuisse; on la rend indélébile et de couleur bleue en frottant des cendres sur la blessure encore fraiche.

La marque distinctive de la tribu des Bunns (3) (Afrique) consiste en trois balafres qui, partant du sommet de la tête, descendent le long de la face jusque vers la bouche ; les coutures de la peau for-

(1) Abeokuta, vol. T, p. 104.

(2) Voir aussi Baikie, surtout 450,

(3) Trans. Ethn. Soc., vol. V, p. 86.

Exploring Voyage, p. 717, 294, 336 et

ment un relief prononcé. On fait cette opération douloureuse en coupant la peau et en enlevant u: morceau de chair; puis on couvre la plaie d’huile de »alme et de cendres, ce qui produit un relief très-épai:.

Les Bournouese, dans l'Afrique centrale, porteut virgt coupures ou lignes de chaque côté de ia f-

sure; elles partent des coins de la bouche et se diri- M sent vers l'extrémité de la mâchoire inférieure. Il Ë oùi aussi une coupure au milieu du .ront, six sur Pa chaque bras, six sur chaque jambe, quatre sur cha- £

que sein, et neuf de chaque côté, juste au-dessus des hanches. Cela fait en tout quatre-vingt-onze grandes coupures, et l'opération est, dit-on, sxirèmement

douloureuse, à cause de la chaleur et dés mou-

ches (1).

Les insulaires du détroit de Torres se font comme ornement une grande cicatrice ovale, légèrement proéminente et parfaitement dessinée : elle est située sur l'épaule droite ; quelques-uns en portent une secoude sur l’épaule gauche. Au cap York, la plupart des indigènes portent deux ou trois longues cicatrices transversales sur la poitrine. Beaucoup se dessinent aussi une espèce de corne sur chaque sein, mais ces différences semblent dépendre du goût de chaque individu.

La coutume du tatouage se retrouve dans le monde presque tout entier, bien que, comme on doit s'y attendre, elle soit plus développée dansles pays chauds. En Sibérie, cependant, les femmes Ostiakes se ta-

(1) Denham, vol. IE, p. 175.

touent le de la jami le poignet pour leur

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touent le dessus des mains, l’avant-bras et le devant de ‘a jambe. Les hommes se tatouent seulement sur

| le prignet le signe, ou la marque, qu'ils adoptent

pour leur signature (1).

Chez les Tuski (2), « les femmes se tatouent sur «le menton des lignes divergentes ; les hommes ne se «font une marque permanente sur le visage que pour «un acte de courage ou un succès, tel qu’une ren- «contre heureuse avec un ours, la capture ‘ne ba- «leine, etc., peut-être aussi en temps de « erre, «pour la mort d’un ennemi. »

Les femmes des îles Brumer, sur la cote ruéridionale de la Nouvell:-Guinée, se tatouent ur la figure, les bras et le devant du corps, mais pas crdinairement le dos, des bandes verticales, à un pouce de distance lune de l’autre environ, et relient ces bandes par des ornements en zig-zag. Sur la face, ces tatouages sont

| plus compliqués, et, sur l’avant-bras et le poignet, ils

sont si délicatement faits, qu’ils ressemblent à de la dentelle (3). Les hommes se tatouent plus rarement, et.quand ils le font, ne s’impriment que quelques lignes ou quelques étoiles sur le sein droit. Quelquefois, cependant, ces tatouages consistent en une double série de grandes étoiles et de points, s'étendant de l'épaule au creux de l'estomac.

Les habitants de Tanna se font sur les bras et sur la poitrine des cicatrices représentant des plantes, des fleurs, des étoiles et plusieurs autres figures. « Les

(1) Pallas, vol. IV, p. 56.

(2| Hooper, The tents of the Tuski, p. 37.

3) M'Gillivray, Voyage ofthe Rattlesnake, vol, T, p. 262.

« habitants de Tazovan ou Formose s’impriment sur la « peau, au moyen d’une opération fort douloureuse, « différentes figures d’arbres, de fleurs et d'animaux. « La peau des hommes puissants de la Guinée res- « semble à du damas broché ; au Deccan, les femmes «se font sur le front, les bras et la poitrine des ci- « catrices représentant des fleurs et peignent ces ci- « catrices de brillantes couleurs (1). »

Aux îles Tonga, « les hommes se tatouent depuis

Len)

« Les femmes se tatouent seulement sur les bras et les | « doigts et très-légèrement (2).» Aux îles Viti, au contraire, les femmes se tatouent plus que les hommes. Beaucoup de voyageurs affirment que le tatouage, quand il est bien fait, est un véritable ornement.

dans l'Afrique occidentale, donnent un beau fini à la peau en l'absence de tout vêtement (3).

Aux îles Gambier, selon Beechey (4), « le tatouage « est si commun, qu’il est rare de rencontrer un homme « qui ne soit pas tatoué ; et on le pousse à un tel point « que le corps entier, depuis le cou jusqu'aux che- « villes, est complétement couvert de lignes; toutefois « ils épargnent ordinairement la poitrine ou n’y des- « sinent qu’un seul ornement. Chez quelques indivi- « dus, généralement les vieillards, la figure entière « au-dessous des yeux est couverte de tatouages, dans

(1) Forster, Observations faites pendant un voyage autour du monde, p. 588.

(2) Cook, Voyage au Pôle sud, vol. I, p.218.

(3) Narrative of an Expedition into the interior of Africa, vol. I, p. 291. (4) Beechey, vol. I, p. 138.

« le milieu des cuisses jusqu’au-dessus des hanches. M

Ainsi, Laird dit que quelques tatouages qu'il a vus f

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«ce cas les lignes sont plus espacées que sur les autres « parties du corps, probablement parce que l'opération «est très-douloureuse; ces tatouages se terminent à la « partie supérieure par une ligne droite allant d’une «oreille à l’autre. A ces exceptions près, auxquelles il « faut peut-être ajouter la mode qu’adoptent quelques « indigènes de lignes bleues ressemblant à des bas, al- « lant du milieu de la cuisse jusqu'aux chevilles, l’effet «est assez joli et détruit en grande mesure l'aspect de « la nudité. Les dessins qui font le mieux ressortir la « forme du corps, dessins qui me paraissent particu- « liers à ce groupe, sont des lignes légèrement courbes «qui partent de dessous les bras et s'étendent jus- «qu'aux hanches. Ces lignes ont pour effet d’amincir «la taille et, à quelque distance, donnent au corps «une grande élégance et les font quelque peu res- «sembler aux peintures des tombeaux égyptiens. »

La figure 11 représente un insulaire des Carolines, d'après Freycinet, et donne une idée du tatouage,

M bien qu’on ne puisse prendre ce dessin comme type

des formes ou des traits de ces insulaires.

Le tatouage des îles Sandwich est moins orné; les dessins qu’ils affectionnent, selon Arago, « sont bi-

M zarres, n’ont aucune signification, n’indiquent aucun

goût et sont en général mal exécutés (1). » Les tatouages les plus beaux sont peut-être ceux des Nou- | veaux-Zélandais (voir figures 12 et 13) ; ils affec-

tionnent les lignes courbes ou les spirales. L’opéra-

ES lion est extrèmement douloureuse, principalement

\) Lettres d'Arago, Pt. 2, p. 147,

sur les lèvres; mais reculer devant cette opération, laisser même échapper quelques plaintes, pendant qu’on l’accomplit, ne serait pas digne d’un homme. È Les indigènes emploient « le moko », ou modèle de

Fig. 11. Iusu:aiie des Carolines,

leur tatouage, comme une sorte de signature. Les lévres des femmes sont couvertes de lignes horizon: tales ; avoir les lèvres rouges serait une honte.

On pourrait citer bien d’autres exemples des souf-

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d'ornement plus remar monde, de forme du ce veut souffr petits pieds femmes eur

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frances qu'endurent les sauvages pour se couvrir

d'ornements. Il n’y en a d’ailleurs peut-être pas de plus remarquable que la pratique, si commune dans le monde, de l’emploi de bandages pour modifier la forme du corps humain. On comprend ce que doivent souffrir les femmes chinoises pour se faire des petits pieds; la contraction de la taille, chez les femmes européennes, au moyen du corset est bien

Têtes de Nouveaux-Zélandais,

plus pernicieuse encore. Quelques tribus américaines ont mème modifié la forme de la tète. On aurait pu supposer que de semblables compressions devaient

exercer un terrible effet sur l'intelligence de ceux fqui y sont soumis, mais d’ap: s les témoignages re- Mcucillis jusqu’à présent, il ne paraitpas en être ainsi.

La coiffure varie beaucoup chez les différentes ra-

lces, Quelques races se rasent complétement; d’auires

6h ORIGINES DE LA CIVILISATION.

gardent quelques cheveux sur le sommet de la tête: le Cafre porte une étroite couronne de cheveux ; l’Indien de l'Amérique du Nord regarde comme un point d'honneur de conserver une touffe de cheveux, pour le cas où il aurait le malheur d’être vaincu ; car autrement, ce serait priver son vainqueur du scalp, emblème de la victoire.

Les insulaires du détroit de Torres se font de longues papillottes et portent aussi une sorte de perruque préparée de la même façon. Quelquefois, ils se rasent la têle, ne gardant qu’une bande transversale de cheveux. Au cap York, les indigènes portent toujours les cheveux courts (1).

Les insulaires de Viti donnent beaucoup de temps et d'attention à leur chevelure, ainsi qu’on peut s’en convaincre en examinant la planche IL. La plupart des chefs ont un coiffeur spécial 1uquel ils consacrent ordinairement plusieurs heures par jour. Leurs coiffures ont souvent plus de trois pieds de circonférence, et M. Williams en a mesuré une, qui avait près de cinq pieds de tour. Cela les force à employer, pour Gormir. des oreillers de bois, sur lesquels ils reposent leur cou, ce qui doit être fort peu confortable. Ils se teignent * aussi les cheveux ; le noir est la couleur favorite, mais quelques-uns préfèrent le blane, le jaune filasse, ou le rouge brillant.

«L'un, dit M. Williams (2), porte tous ses cheveux à la même hauteur, mais un tiers par devant est couleur de cendre ou de sable, et le reste tout noir ; Les deux B

(1) Mac Gitivray, Voyage of the Rattlesnake, 11, 13, (2) Fiji and the Fijians, so, I, p, 158,

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COIPEURES ET TYPES Iles Viti)

leintes so si ingéniet eu qu'un b cheveux rt fait raser !

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LUBuogk, Orig,

teintes sont parfaitement séparées. Beaucoup sont si ingénieusement grotesques qu’on dirait qu'ils n'ont eu qu'un but, exciter le rire. L’un a un gros nœud de | cheveux rouge vif sur le sommet de la tête et s’est fait raser tout le reste. Un autre porte les cheveux courts, sauf trois ou quatre rangées de petits bouquets, où les cheveux sont droits, si bien qu’on dirait qu’il s'est fait planter des pinceaux sur la tête. Un troisième

u la tète rasée, sauf deux toupets sur les tempes, Ils

laissent souvent tomber de la tempe droite, un, deux ,

ou trois cordons de cheveux tordus avant un pied, ou dix-huit pouces de long. D’autres portent un grand nombre de ces cordons d’une oreille à l’autre, de facon à se faire un rideau derrière le cou. Une mode qui nécessite beaucoup de soins consiste à diviser Les cheveux en mèches, rayonnant tout autour de la tête. Chaque mèche forme un cône parfait, d'environ sept ÆMouces de longueur, avec la base à l'extérieur, de telle rorte que la tête est couverte d’un grand nombre de

petits cercles, Le bout de chaque mèche est tourné vers le centre du cône. »

Lubuogk, Orig, de la Civil,

Les idées « ‘Te

D sont peut-êt Bbrendre quel 'iliant ce suje Mives de la ci | es deux sex < Le mariag:

Don pére et se ents, que nc ar comme | dace humaine k pes ne conna dour leur es : lariage, où :

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1) Kolben, Hist

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