‹ Les origines de la civilisation [microforme]Chapitre 77 sur 108 · RATES · texte numérisé non relu

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Kalmoucks, c’est l'affaire des prêtres qui tâchent de des tri persuader au mauvais esprit de quitter le corps du leurs a malade pour entrer dans quelque autre objet, Si un lent ps chef tombe malade, on persuade à quelqu'un de pren- à mains. dre son nom, et on est persuadé que, s’il y consent, le lier pré mauvais esprit passe dans son corps. À Rome, on trou- Se vant po vait un autel dédié à la déesse de la fièvre. Nous sa- 88 à la ge vons, d’ailleurs, que certaines maladies ont été regar-@$ Jents d dées pendant longtemps et sont encore considérées insultes

aujourd’hui même, chez les nations les plus civilistes de l'Orient, comme causées par la présence de mau--1à vais esprits. « Les Assyriens et les Babyloniens, dit le! Rév. A. H. Sayce, comme les Juifs du Talmud, Dans croyaient que le monde était plein de mauvais esprits, se barbe cause de toutes les maladies qui affligent l'humanité. > rouge s: peignen| Page 28, ligne 20. IR peignen tres se

Ces idées erronées quant à la véritable nature de tion d'u la maladie ont conduit à beaucoup d’autres mode enfin, se

singuliers de traitement. Ainsi, chez les Kukis, c’'esiisne de

il le médecin ct non le malade qui prend les médica

ù ments. En conséquence, le médecin prescrit ordinai

2 rement d'excellents aliments; et, s’il s'agit d’une ma po 1 nt ladie grave, on sacrifie un buffle et le docteur donn@};,,s ot ai un festin. se tatoue js, Page 33, ligne 20. lmmes Le \léoutier

Les Nouveaux-Zélandais, selon Shortland, ne savent ant pas siffler ; les habitants de la côte occidentale d'AfriR;},, Jos 1 que ne se donnent jamais la main; les Batonga, un

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des tribus habitant les bords du Zambèse, accueillent leurs amis en s'étendant sur le dos, puis ils se roulent par terre en se frappant les cuisses avec les

ichent de corps du jet. Si un à de pren- ÆS mains. Dans le même pays, les Bakaas ont un singuonsent, le lier préjugé contre les enfants dont les dents de de- », on trou- Se vant poussent à la gencive supérieure avant de pousser Là la gencive inférieure, et, dire à un homme : « Vos | dents du haut ont poussé les premières, » est une des

insultes les plus graves qu’on puisse lui faire.

. Nous siété regaronsidérées s civilisées

> de mau- à Page 54, ligne 9.

iens, dit le u Talmud, Dans le Tanna, on voit souvent des hommes qui ais esprits, se barbouillent un côté de la figure avee de la craie rouge sans rien mettre sur l’autre côté; d’autres se peignent le front et les joues en rouge; d’autres se

Apeignent le front en rouge et les joues en noir; d’au-

umanité. »

tes se peignent toute la figure en rouge, à l’excepnature de tres mode:

tion d’un point noir brillant sur le front; d'autres, enfin, se peignent la figure tout en noir, ce qui est un signe de deuil.

Kukis, c’est es médica rit ordinai d’une ma teur donn

Page 59, ligne 11.

» Chez les Arabes, les femmes Acnezi se tatouent les lvres et les teiguent en bleu; les femmes des Serhhans e tatouent les joues, la poitrine et les bras, et les lmmes Ammour les chevilles. Les insulaires des îles \léoutiennes se décorent les mains et la figure en y lhtouant des quadrupèdes, des oiseaux, des fleurs, ete. Lez les Tunguses, les dessins sont ordinairement for-

d, ne saven tale d'Afri

\tonga, Unis par des lignes droites et courbes.

Les Malagasy ne se latouent généralement pas, mais les femmes des tribus Bétsilèo, selon M. Campbell, se tatouent ordinairement les bras, et quelques. unes portent, en outre, un talouage tout autour du cou. Les hommes se tatonent la poitrine, Plusieurs tribus des collines de l’Inde se tatouent aussi. Chez les Abors, par exemple, les hommes se font une croix sur le front, les femmes s’en font une plus petite sur la lèvre supérieure, juste au-dessous du nez, et sept ban-

des au-dessous de la bouche. Les Khyens portent des f

tatouages plus considérables, qui représentent des animaux, etc. ; ils admettent que ce n’est pas là un ornement, mais ils ont été obligés, disent-ils, d'en arriver là parce que leurs femmes étaient ordinairement si belles qu'elles étaient constamment enlevées par les tribus voisines. Les femmes Oraons se font trois marques sur le front et deux sur les tempes; les hommes se font des brülures sur l’avant-bras.

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Dans quelques îles du Pacifique, les indigènes portent des faux cheveux. Schweinfurth décrit un dandy de la tribu des Dinkas, nègre du Soudan; il s'était teint les cheveux en rouge, et sa coiffure consistait en une quantité de petites mèches ressemblant à des flammes qui entouraient trute sa tête,

En un mot, la passion des ornements semble prévaloir autant, sinon plus, chez les tribus sauvages que chez les peuples les plus civilisés,

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FANS Chez les Samoïèdes de la Sibérie, les maris montrent Û s ÿ

dre peu d'affection envers leurs femmes, et, selon Pallas, choï lo «dsignent à peine leur dire une parole de douceur. »

FRERE ’ius à l’est, dans les îles Aléoutiennes, les mariages, selon Muller, mérient à peine ce nom, et les faits

qu'il rapporte justifient pleinement son opinion.

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pas là un

WU n U € A 4 s, d'en are Au Japon, dans les plus hautes classes, le fils ainé,

lorsqu'il se marie, amène sa femme dans la maison | paternelle ; mais, d’autre part, la fille ainée en fait

nairement

ées par les | de même, et garde son nom de famille qui est pris

| par le mari. En conséquence, la femme d’un fils ainé entre dans la famille de son mari; au contraire, le mari d’une fille ainée entre dans la famille de sa flemme. Il s'ensuit que le fils ainé d’une famille ne dpeut pas épouser la fille ainée d’une autre famille. Quant aux autres enfants, la femme prend le nom de son mari si le père de celui-ci lui fournit une maison ; au contraire, le mari prend le nom de sa femme,

trois Mmar— 8 hommes

indigènes décrit un Soudan ; il iffure conssemblant

si le père de celle-ci donne la maison.

: Page 75, ligne 18.

mble pré-

sauvages Chez les Votyaks, la jeune femme revient habiter ee

la tente de son père quelques semaines après le mariage ; elle y reste pendant deux ou trois mois, quel-

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quefois même pendant une année entière, et, pendant ce temps, elle s'habille et se conduit comme si elle était encore jeune fille; après quoi, elle retourne habiter avec son mari, mais cette seconde fois encore elle offre une grande résistance.

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A Banabé, une des îles du Pacifique, on tatoue le femme de certaines marques qui représentent le nom des ancètres de son mari. Une partie du cérémonial du mariage chez les Mundaris, une destribus habitant les collines du Bengale, est pleine de signification. La fiancée s’avance devant le fiancé, portant sur la tète un vase plein d’eau qu’elle soutient avec un de ses bras. Le fiancé décoche une flèche dans l'interstice que laisse le bras soulevé; la jeune fille s'avance jusqu’à l'endroit où la flèche est tombée, la soulève avec son pied, puis la présente respectueusement à son mari. Dans plusieurs parties de l'Inde, le fiancé et la fiancée se font mutuellement une marque avec le sang l’un de l’autre, symbole probable de l'union intime qui doit régner désormais entre eux. Celle coutume est observée chez les Birhors. Dans quelques autres cas, le symbole est moins évident; chez quelques tribus indoues, on commence par marier chacun des futurs conjoints à des arbres, puis ensuite on lesunit l’un à l’autre, Ainsi, chez les Kurinis, on marie le fiancé à un manguier et la fiancée à un malwa, Je crois que cette cérémonie signifie tout simplement une consécration aux divinités du manguier et du

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malwa, que l’on suppose ensuite consentir à l’uuion des deux conjoints.

Page 81, ligne 10.

Garcilasso de la Vega affirme que, chez quelques tri bus péruviennes, avant l’époque des Incas, les hom-— mes n'avaient pas de femmes particulières. M. Poole affirme que chez les peuplades primitives de l'ile de la Reine-Charlotte, l'institution du mariage est absolument inconnue. Les femmes considèrent tous les hommes de la tribu comme leur mari; elles ont, au contraire, beaucoup de réserve avec les autres hommes.

Page 90, liyne 30,

« Les Romans, ditOrtolan,ne tenaient aucun compte de la simple parenté par le sang... L'expression la plus générale, le terme le plus exclusif de la loi romaine pour indiquer la parenté, est cognatto, c'est-àdire le lien qui existe entre les personnes unies par le | mème sang, ou celles réputées telles par la loi (cognati; quasi una communiter nati). Mais ce lien, soit qu'il provienne d’un mariage légal ou d’une autre union quelle qu’elle soit, ne fait pas eutrer l'individu dans la famille et ne lui donne aucun droit. »

Le fait que la femme est littéralement considérée comme la propriété de son mari aous explique le grand relâchement dans les mœurs des jeunes filles avant le mariage, et la conduite austère imposée à la femme après la cérémonie du mariage. De là aussi

la coutume, si répandue chez les races inférieures, que les femmes du fière aîné passent à sa mort à son frère cadet.

Cette complète sujétion de la femme, immédiatement après le mariage, nous explique aussi pourquoi les femmes d’un certain rang sont considérées comme trop élevées au-dessus des simples mortels pour se marier jamais. Livingstone constate absolument ce fait en nous parlant de Mamochisàne, fille de Sebituane, chef des Bechuanas. Sebituane lui dit que sa fille ne pouvait considérer un mari que comme le maitre et le seigneur de la femme; aussi lui avait-il enseigné qu'elle pouvait posséder tous les hommes, mais n’en garder aucun.

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Chez les Garos, le jeune homme et la jeune fille qui désirent se marier prennent des provisions et se retivent pendant quelques jours sur les montagnes. La jeune fille part la première, le jeune homme la suit et sait parfaitement où il pourra la retrouver. Au bout de quelques jours ils reviennent dans le village; le mariage est alors annoncé publiquement et certaines cérémonies ont lieu. Au nombre de ces cérémonies est un simulacre de combat; mais, dans ce cas, c’est le fiancé qui oppose une résistance; dans cette tribu, d’ailleurs, ainsi que chez les Bhiuyas, ce sont les jeunes filles qui demandent, dit-on, la main des jeunes gens.

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Page 109, ligne 2.

Chez les Cafres, le mariage est un marché; cependant, « dès que le marché est conclu, le fiancé doit enlever la jeune fille de force. Pour ce faire, il réunit tous ses amis et tous ses parents pour s'emparer de sa future femme, qui est défendue par ses amis ct par ses parents. De temps en temps, la bataille se ter- ! mine par la défaite du malheureux mari, qui en est alors réduit à espionner sa future femme pour l’enlever quand elle se trouve seule dans les champs, ou qu'elle va chercher de l’eau au puits. »

Dans le royaume de Futa, sur la côte occidentale | d'Afrique, après que le marché est conclu, il reste une difficulté à surmonter : comment le jeune homme parviendra-t-il à amener sa femme chez lui. En effet, les femmes de la famille de cette dernière gardent la porte pour l’empècher de sortir. Le fiancé leur distribuce des présents et parvient enfin à faire sortir s: lkmme; ordinairement il se fait accompagner d’un ami bien monté pour l'enlever. Mais à peine est-elle icheval, que les cris et les lamentations recommen- «nt, une nouvelle lutte a lieu, ct c'est avec beaucoup le peine qu’il parvient à s'éloigner.

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Chez les Arabes du Sinaï, quand un mariage a été

wnclu, le fiancé cherche à isoler la jeune fille, et, tcompagné de quelques amis, il l'emporte de force

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ch LES ORIGINES DE LA CIVILISATION.

jusqu'à la tente de son père. La jeune fille se défend et blesse souvent les jeunes gens, quand bien même elle aime son futur mari.

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Selon moi, on ne peut comprendre le caractère MN Les d'Hélène, tel que nous l’a peint l'Iliade, qu’en suppo- 1 Sydney saut que son union avec Päris est tout simplement :sont co un mariage par caplure., «Les premiers Romains, Kumbo. dit Ortolan, ont été obligés de recourir à la force pota et pour enlever leurs premières femmes ; » puis il I. Un fait remarquer que, longtemps après la cessation des mille) violences, on avait coutume d’agiter une lance sur la I, Ur tte de la fiancée en signe de la puissance que va ac- ITU quérir le mari. En conséquence, bien qu'un homme IV. U pütse marier en son absence, car un de ses amis Tout e

pouvait enlever une femme pour lui, il fallait que la

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femme fût présente, car autrement on n'aurait pas pu Songe jan Enfin, ous Ku IT. Les Murri et | JT. Les IV, Le Bnta.

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