Les origines de la Compagnie de Jésus
on: véhémentes, des dévouements conneus et des haines vivaces. Elle a été tour à tour
objet de. faveurs exceptionnelles et de sévérités d fantes de la . des Re à maintes
ile a sbnbeiile. dons les princes , inscrit des
pan urs el. des rois au: catalogue de ses congréga-
À a couvert. ci de ses rAneneee et de
AN demi-siècle ne s'était pas écoulé, que Pie VIL, abro
en voir sortir la Compagnie de Jésus organisée, armée
aient cessé de retentir derrière son char de triomphe. | Elle a succombé enfin, au faîte de sa puissance, sous le. F5 | coup de ces mêmes accusations ; rejetée par les peuples, | abandonnée par les rois auxquels elle fournissait encore . des confesseurs, et jugée par un Pape qui déclarait la | paix de JÉglise impossible, aussi longtemps qu "y sub= | | sisteraient ce signe de contradiction et ce brandon de | discorde. 1 + Hu, D CNRS
Certes, les adversaires des Jésuites, — à quelques w motifs qu'ils eussent obéi, — durent croire en 1773 leur
+ succès complet et définitif, Il n'en fut rien cependant hs
geant le bref de Clément XIV, n'avait, selon l'expression de Crétineau-Joly, qu'à frapper la terre du pied pour
- en un mot ayant nom légion. | Le moment était propice pour ie résurrection | naguère invraisemblable. La Révolution avait fait tabl | | vase dans la mémoire des peuples, comme dans celle des gouvernements, et on put croire un instant que les | contradictions suscitées autour de la Compagnie de . Jésus avaient disparu avec l’ancien ordre de choses. … cependant, dès la première heure de leur rétablissem n un observateur attentif eût distingué, au milieu des accla mations me ue de un murmurés, se
* curseur de l'orage.
RP CEMINTRODUCTION ui
Dh Pientôt, en eflet, ce ne sont plus des murmures.…. En France, où la lutté contre les Jésuites s’est con- . fondue avec l'opposition politique et dynastique, la tribune ne cesse pas de retentir des dénonciations d’au- trefois.Tour à tour accueillis et proscrits en Allemagne, . en Suisse, en Espagne, en Italie, les fils d’'Ignace sem-
. blent, aujourd’hui comme au moment de leur sup-
pression, porter la paix ou la guerre, — surtout la : guerre ! — dans les plis de ces robes noires qu'ils . savent, au besoin, échanger contre la robe brodée d'un mandarin ou le manteau d'un Sassianis.
C'est là, dans cette situation vraiment sans précédent et sans analogue, que consiste le problème dont j'ai parlé plus haut. Jamais, à aucune époque de l'histoire, — les Templiers mis à part, dont la destinée n'offre d’ailleurs que de bien lointaines analogies, — jamais, « dis-je, un ordre religieux en tant que corps constitué, quels qu'aient été d’ailleurs ses services ou ses fautes, Pua eu, au sein de l'Église catholique et au sein des peuples, un rôle semblable à celui de la Compagnie de
Jésus. Ni les Bénédictins, ni les Dominicains, ni les
Franciscains eux-mêmes n’ont suscité de telles queà relles, déchaïîné de telles contradictions. On a pu : reprocher aux premiers leurs richesses et le désordre de leurs mœurs ; l’Inquisition a été contre les seconds
un glaive à deux tranchants, et le nom de capucin a paru, à certaines heures, résumer en un seul mot l'ignorance * et la superstition : jamais les papes n’ont déclaré ces
. ordres irréformables ; jamais la lutte engagée contre