‹ Les origines de la Compagnie de JésusChapitre 2 sur 49 · IV 5 INTRODUCTION · texte numérisé non relu

IV 5 INTRODUCTION

eux n’a pris ce caractère de puissance à puissance, de gouvernement à gouvernement, que finit toujours par revêtir la lutte contre les Jésuites ; jamais le dévouement de leurs partisans, ou la haine de leurs adversaires, n'a été jusqu'à les identifier, à les confondre avec l'Église catholique, et cela, malgré cette Église elle-même. Il y a donc, je le répète, une situation particulière, anormale, faite à la Compagnie de Jésus, et il importe d'en pénétrer la cause.

J'aborde ici, je ne l'ignore point, une de ces ques= … tions brülantes que les hommes d'État, comme les hommes d'Église, ont rarement consenti à traiter publi quement et sans réticence. N’étant ni l’un ni l’autre, J'espère le faire avec une impartialité absolue, une entière sincérité. J’étudie en curieux, et je n'apporte aux débats que j'entreprends de résumer, d'autre intérêt que celui qui jaillit de ces débats eux-mêmes.

On a beaucoup écrit touchant la Compagnie de Jésus ; on à tout dit pour ou contre les Jésuites’; tout, excepté . peut-être la vérité sans passion et sans fard. (Il semble, «écrivait Lacordaire en 1846, il semble que ces gens-là «aient le talent de rendre fous, et ceux qui les attaquent &et ceux qui les défendent». Pour les premiers, en effet, — ou du moins pour les plus bruyants d’entre

eux, la Société de Jésus est exclusivement composée d'hypocrites et de fanatiques, capables de tous les crimes et justifiant toutes les accusations. Pour les seconds, au contraire, les Jésuites sont tous et chacun des

saints au dessus de tout éloge et de tout panégyrique.

M | __ INTRODUCTION y

Je tiens, jusqu’à plus ample informé, que la Comà pagnie n'a mérité ni cet excès d'honneur, ni cette indignité. »

Les Jésuites pris en bloc ne sont ni des saints ni des

hypocrites consommés : ils sont tout simplement des

hommes, des hommes comme les autres, capables de

vertu et d'héroïsme, mais sujets aussi à l'erreur et à la

défaillance. Je croirais avoir fait un grand pas vers la è O

lumière, si je parviens à établir une vérité aussi simple . et aussi dénuée d'artifice.

+ Je dois néanmoins signaler un écueil sur lequel ont * échoué jusqu'ici plus d'un écrivain loyal et désinté-

ressé : J'entends l'abondance des documents de seconde

| main, et la pauvreté relative des documents originaux

d'une authenticité absolue et contrôlée. L’historien qui tente aujourd'hui d'écrire sur la Compagnie de Jésus pourrait, en suivant d’une façon exclusive la méthode

de Taïne et de Janssen, écrire, pièces en mains, deux

œuvres absolument contradictoires : l’une, toute à la louange, l’autre toute à la condamnation des Jésuites.

D. peut- -être le document n’a risqué de mener son homme aussi loin. La passion politique et la passion J

religieuse, l'esprit sectaire et le fanatisme mystique

. semblent s'être donnés le mot pour créer les sources,

. accumuler les témoignages, multiplier les contra- . dictions, obscurcir et dénaturer les faits. Ce n’est qu’en.

exposant, et surtout en pesant le pour et le contre, en

nterrogeant amis et ennemis, — parmi lesquels il faut

presque désespérer de trouver des témoins impartiaux,

| \ppa ie sans doute

Nine j À jen pou su éviter; ; ‘ai visé s urtout di être clair.

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I. D fficul 6 dre éprouve. haben à définir la ue de Jé ésus. “me faut étudier dans les écrits de ses. partisans et. dans ceux de ses

+ adversaires. Obscurités. dans lesquelles S ‘enveloppe son histoire. — ue de on sa conversion HR: se i chevalier du Che

ee des er ce qu Vi st. pour la Ce de IV. ni eu d'autre. maitre que Dieu ; Dom

ns ap ut vus une bulle Fi 14 no 1598

fé

s sont ‘antérieurs de quelques

Jésuites, dont l'approbation est de 1540; mais, bien

u. emières dans Vordre chronologique, ces lies congrés

ons n'on jamais eu l importance, l'extension, le rôle politique e la copain de Jésus. Gelle- ee de troisième en ï

| rentrer dans dé ou l'autre de ces.

cadres ; su “mais

vérité est que les Jésuites n° ‘ont jamais ou être

a ORALE avec les Ho. dont il Jeur suffit ne perse “

définir eux-mêmes, les P. P. Énoee Nr .

ia Tour se bornèrent à répondre qu'ils se présent et devaient être acceptés Tels Quels; et il fut im os

. sible de leur dot aucun autre Ne | D'oi

qui furent plus d’un siècle à prendre leur revanche.

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