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historien *. Lainez, personnalité discutable, je le veux «
bien, mais à coup sûr une des plus puissantes qu'ait
jamais produites la Compagnie ; le promulgateur et, dans
une mesure, l'uteur des Constitutions *, le théologien des papes au concile de Trente, le politique écouté à ses
heures par Charles-Quint et Ferdinand, le négociateur
1 Cette littérature très spéciale a également sa revue, Le Mes-
sager du Cœur de Jésus, publication bi-mensuelle éditée à Toulouse
et qui compte de nombreux abonnés, C’est là que paraît depuis . L
vingt-cinq ou trente ans une série de biographies des amis ou disciples de la Compagnie, sous ce titre mystique: Les amis du Cœur de Jésus. | Et
‘2 La biographie de Lainez par le P. Boéro ne comble pas cette : lacune: les Jésuites le reconnaissent eux-mêmes: «Malgré son
«mérite, — écrit son traducteur français le P. de Coppier, — elle «laisse encore, ou plutôt elle ouvre, un vaste champ aux futurs
«historiens de Lainez: au lieu d'un simple crayon net et caracté- «ristique, c’est un tableau d'histoire qu'il faudrait composer. » C'est la première fois que je rencontre un tel vœu sous la plume d’un Jésuite, et je m'y associe, à condition toutefois que ce sera
bien l'histoire, et non la légende de Lainez, que reproduira le
tableau, 3 On verra plus loin la vérité de cette assertion,
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capable de lutter de finesse avec Catherine de Médicis
| et d’ambition ayec Philippe If, le docteur que «les 3 jeunes» de la Compagnie rêvent, en dépit d’'Ignace, de n. substituer à Thomas d'Aquin, Lainez n'a rencontré à jusqu'ici qu'un biographe, Ribadeneyra, et combien 4 discret !... Sa Vie de Lainez-est d’ailleurs si peu étendue à qu'il dut, pour en former un volume, la réunir à la Vre de Salmeron. Elle parut à Madrid en 1594. Abrégée par Rinaldi en 1672, elle vient, pour la première fois depuis
trois siècles !, d'être traduite en français as l'édition refondue et publiée e en. italien par le P. Boéro?. Et c’est tout! |
Et ce nitoué de parti pris va si loin que, moe leur insistance à ne montrer en Lainez que le saint, — et le saint modèle d'obéissance, alors même qu'il résiste La Paul IV, — les Jésuites ont renoncé à le faire cano-
niser, eux, qui ne renoncent jamais ni à une opinion,
hi DE
mià une entreprise! Le grand jour, ou plutôt le jour à
: 1 La Vie de Lainez par Ribadeneyra n'eut en France que deux traducteurs, tous les deux du XVIe siècle, et qui n’eurent chacun qu'une seule édition, Le premier, Michel d’'Esne, Sieur de Bettencourt, publia sa traduction française trois ans après l'apparition du texte espagnol, c’est-à-dire en 1597, à Douay. Le second, le
| voile de l’anonyme en 1599. Ces deux. traductions sont aujourd'hui | presque introuvables.
2 Le P, Boéro reconnaît dans sa préface qu’il n’a fait que reprouire en les rajeunissant Ribadeneyra et Bartoli (Histoire de la Compagnie de Jésus en Italie) et, comme le premier, complète son rolume par la vie de Salmeron. (Un vol. in-8° de 304 pee Société de Saint-Augustin, Desclée et Brower, 1894).
P. Antoine Sollier, Jésuite, fit paraitre la sienne à Lyon sous le
nous ns de ue de ban de cette cause.
que Lainez ne soit pas canonisable, et moins encore que 4 la Compagnie ait de bonnes raisons pour ensevelir avec | lui dans l’oubli certains faits et certains agissements... Si le procès de canonisation ne se poursuit plus en Cour « de Rome, c’est uniquement parce que Laïnez avait une « mauvaise écriture, et que ses nombreux manuscrits sont
trop difficiles à déchiffrer : deux Jésuites ont perdu la eue à l'essayer «inuülement». La charité chrétienne exigeait évidemment que l’on coupât court à de tels travaux... et voilà pourquoi la Compagnie est muette !
1 Les Congrégations romaines, par Félix Grimaldi; un vol. in-8°, Sienne, 1890. Voici ce que le P,. Boéro écrivait en 1880 au sujet des manuscrits de Lainez: «Humble comme il était... on dirait qu'à dessein le P. Laïnez a voulu ôter à la postérité toute possibi- ; lité de le lire, de l'admirer, de le faire connaître... Nul ‘encore, | malgré de patients et intelligents efforts, n’est parvenu à entendre “une seule parole de ces caractères étranges : on dirait une écriture chiffrée.» Le Père expliquait ensuite que les seuls ouvrages de Lainez publiés jusqu’à ce jour l'ont été d'après des copies authentiques, mais écrites d’une autre main que la sienne. Toutefois, s’il … faut en croire la préface de la traduction française du P. de Coppier, la situation serait A modifiée depuis 1892, grâce au patient et intelligent labeur du P. Grisar, lequel ae enfin découvert «la clef des caractères hiéroglyphiques » employés par Lainez dont il serait devenu le Champollion. Nous devrions donc croire à la reprise d’une cause qui, étant donné le sérieux de:
La réserve gardée par les historiens de la Société de . Jésus n’a pas été imitée par leurs adversaires; et peut- ‘he est-ce à l'importance donnée par ceux-ci au rôle des Laïnez qu'il faut attribuer, pour une part, la répugnance Ce Pine des Jésuites à s'expliquer sur le compte du sue- eine
cesseur d’ Ignace. S'il est, en effet, une théorie chère à | la Compagnie, c'est celle du bloc. L'Institut coulé en LL d’un seul jet, par Ionace de Loyola, son unique législateur comme son unique fondateur ; l'Institut fils ‘ 0 |
. parfait d’un père parfait, subsistant sans altération, sans … transformation, sans modification possibles, sans dévia-
| tion surtout, Église dans l’Église, — je n’ajoute pas,
| État dans l'État : il est des mots dont il ne faut pas jouer, ils sont explosifs ; — mais Église idéale, sans rides ni
taches, incapable d’erreur comme de décadence, ne reconnaissant qu'un chef, Ignace Çassocié par Dieu le Père à son Fils bien-aimé; » telle est la Compagnie de
lésus au regard de ses fils et de ses adeptes. Et certes, je ne méconnais ni la grandeur de cette conception, ni
force et le dévouement passionné qu’elle suscite ;
ais, pour grande et magnifique qu'elle soit, une
areille conception est-elle vraiment historique ? une tude rigoureuse des faits et des hommes permet-elle e s’y rallier ?
Étudions donc Lainez, comme nous avons étudié
« critique historique actuelle et en particulier de la critique maine, ne peut manquer de jeter un grand ; ONE sur les origines de la Noa de Jésus,
LES ORIGINES DE LA COMPAGNIE DE JÉSUS a Loyola, en ne cherchant que la vérité, mais toute h vérité.
J'ai dit qu'il futune des premières conquêtes | d Ignace, en date la troisième. Espagnol comme le fondateur et comme François Xavier, il rêve comme eux la conquête du monde ; mais cette conquête, à laquelle Ignace veut procéder en soldat, Xavier l’entreprend en politique.
lorsqu'il descend en Italie avec ses compagnons (les dix de la fondation), et s’il n’est pas le dernier à dis
Il n’a que vingt- -irois ans |
discerner
en missionnaire, Lainez
qu'il y a mieux à faire pour la société naissante que.
d’évangéliser la Palestine, il ne sera pas non plus celui qui profitera le moins à l’école de l'Italie. Après avoir été le champ de bataille de l’Europe, la Péninsule en est devenue le centre diplomatique, nulle part ailleurs, à Venise, à Rome, à Florence, à
Naples et à Milan, voire dans les petites cours, à Fer-
On négocie, comme
LA
rare, par exemple, à Parme, où Lainez va catéchiser
«les dames de distinction», ce qui est peut-être un
moyen de poursuivre son éducation diplomatique, en.
attendant qu'il la parachève à Vienne ou en Espagne k
auprès de Charles-Quint, ou bien à Trente sHpes du cardinal de Lorraine.
PR
Or, cette Italie où s’instruit le futur successeur de.
Loyola est encore, ne l’oublions pas, l'Italie des Médicis,
des Borgia, des Sforza, etc., celle que Machiavel per=,
sonnifie en quelque sorte dans son Prince. Certes, et je.
ne veux pas qu ’ici les mots dépassent ma pensée, Lainez n’est pas de la race de ces illustres condottieri, et ail
. a iole bien plus que de la Free italienne; ve utefois, la souplesse est-elle absolument absente ? Les. €
rinces dont il devient l’ami, sans toujours les converür, : : regardent bien comme un réformateur, mais un réfor-
nateur avec lequel il est des accommodements, ou dus: ioins des combinazioni. Il est du côté de la réaction,
la est certain; mais sa réaction, à lui, n’est-elle pas :
olitique autant que religieuse ? Il combat Machiavel et s doctrines, mais si le but est différent, — et il l’est
solument, — n’en arrive-t-il pas aussi, par une pente
sensible, à pratiquer, sinon à enseigner, que la fin
stifie les moyens ?... Peut-on affirmer, par exemple,
ue le conseiller qui souffle à l'oreille d'Ignace de mettre un terme aux tergiversations de Paul [IT en promettant au Pape une obéissance illimitée, laquelle sera néan-
oins limitée par lui, Lainez, aux seuls pie et aux. seules missions ! ; que l’orateur qui s'assure à Trente la
î protection de certains cardinaux et de certains prélats, “ en soutenant en de concile As la cour romaine ne
1 té rappelle ici aus. dans la pensée de Lainez, ce mot de issions impliquait surtout les missions diplomatiques ; c'étaient au es-ci, plus encore que les autres, qu'il importait de ne confier : re x profès, © ’est-à-dire aux initiés du plus haut rang, :
Le discours de Lainez souleva de très vives protestations, rchevêque de Braga, le Vénérable Dom Barthélemy des Es, Y répondit avec une hardiesse et une vigueur aposto- Lg et termina en proposant aux Pères du concile, dont Lainez
l'obligation de la résidence quand les Pères voulons y ramener les évêques ; peut- on affirmer, dis-je, que cet | homme n'ait rien appris ni rien oublié à école de Machiavel? di | | :
Ignace subit-il l'influence de Lainez, ou au contraire be le marqua-t-il de son empreinte? Les Jésuites repoussent la première hypothèse, au nom de l'inspiration divine et | constante de leur fondateur, et disent que Lainez, pré- À destiné par Dieu à devenir le successeur de us #2 conformait toutes ses pensées et tous ses jugements aux . pensées et aux jugements d'Ignace vivant ou mort. Les adversaires de la Compagnie soutiennent, à l'encontre, | que le disciple possédait à un rare degré l’art d’insinuer w au maître ses vues personnelles ; en sorte que, dans un 4 trop grand nombre de cas, les paroles d'Ienace couvrent | Les intentions de Lainez. La vérité est peut- être entre ces. deux appréciations. Lainez reçut certainement d’ Ignace 4 l'initiation religieuse et ce qu'on peut appeler l'orien- w tation de sa vie; mais en le disciplinant, en tournant . vers un but nouveau toutes ses forces morales intellec- à tuelles et physiques, le fondateur fit œuvre d'entrai- w nement plus que de transformation. «Il faut que vous naissiez une seconde fois», disait le Christ à Nicodème; \ Lainez était-il capable de renaître ? Ignace l'a-t-il vraiment engendré? Je ne le crois pas. Il y avait en lui de M
ni
nn. la CORDON comme étoiateurs de la Gour romaine, de fe)
très illustre réforme».
Niméducible, des replis Re tous, même ac
Loyola ; ces deux hommes, qui marchaient sous le même
; étendard, vers un même but, ne parlaient pas au fond la même langue, et quand Ignace disait la plus grande
Levi de Dieu, Pia entendait la plus g orande puissance
L de Ja Compagnie, qu'il identifiait d’ailleurs avec la gloire Dès la première heure, des avant la première Bulle
| «petite Compagnie » : le courant religieux et mystique ù représenté par Ignace, Le Fèvre, Xavier, Codure!, et sans doute Bobadilla; et le courant politique, que Lainez . dirige. Le double vote de Xavier et de Codure, dési- ; gnant, pour régir l’Institut, à défaut d’'Ignace, «Pierre : Lefèvre d’une vertu qui n est pas moindre », est un éveil 4 donné, en même temps qu ’une précaution prise contre a ambition soupçonnée de Lainez; et l’inexplicable atti- tude du fondateur, lequel, — on l’a vu, ee n'accepte le généralat qu'après la protestation publique du même Lainez, s'éclaire par là peut-être d’un jour inattendu.
les murs, le 23 avril 1541, le premier appelé à prononcer ses vœux, entre les mains du fondateur qui venait lui-même de faire es siens, fut Claude Codure. Ignace lui ayant ainsi décerné, en . l'absence de Le Fèvre et de Xavier, l'honneur d’être le premier » profès de la Compagnie. Le fait est d'autant plus remarquable que Lainez étant présent, tout le désignait au choix d’'Ignace, dont il tait la troisième recrue, tandis que Codure, gagné par Le Fèvre
n an plus tard, ne comptait pas parmi les sept de Montmartre, bien ‘qu ail fût un des dix désignés par la Bulle de Paul III,
va LAINEZ ET PAUL A MO re AE
de Paul HIT, ces deux courants se dessinent dans la
1 Les moindres détails sont à noter ici à titre d'indices, Lors de a profession solennelle des premiers Jésuites à Saint-Paul hors
En tout cas, la mort de Codure quelques mois après (1541), celle de Lefèvre (1546), l'éloignement de Xavier
| et sa mort (1552), au moment précis où Ignace lui pres-
Fa . crivait de revenir en Europe, afin «de se décharger sur < lui du gouvernement de la Compagnie et de le préparer à lui succéder dans le généralat'», laissent bientôt le: : champ libre à Lainez. Celui-ci, investi de la bienveil=. lance des princes et, dans une mesure, de celle du Pape, s'impose à la confiance de Loyola vieillissant, par les souvenirs de la fondation, autant et plus encore que. Ne par le prestige qu'il exerce sur une fraction de la Com- | pagnie. Ignace, qui rédige les Constitutions, mais qui.
n'entend point les imposer à ses compagnons avant qu'ils les aient essayées et approuvées, recourt au fur et.
à mesure à leurs conseils. Or Lainez ne serait pas
. Lainez s'il ne profitait pas d'une telle situation... Parfois néanmoins, le choc se produit entre ces. deux | esprits également tenaces ; mais si le saint se souvient “2 alors qu'il est Le supérieur? , le dernier mot n'en reste. Fe p?s moins po étre à l'humilité calculée dans laquelle ‘4
1 Bartoli, t. I, p. 44. APE #
? Un mot d’Ignace, où les Jésuites ne voient qu’un Sbhioho ne
de son âme dans celle de Laïinez au sujet de la rédaction des. Constitutions, pourrait bien avoir cette signification et me paraît un rappel à l’ordre et à la soumission sous la forme d’ une confi-
dence: (Ne pensez-vous pas, dit un jour le saint à Lainez, que Dieu ait révélé à chaque fondateur d’Ordre le plan et la règle de.
k son Institut? Et comme Lainez répondait qu’il n’en doutait pas ds au moins quant aux points essentiels: Je le crois ainsi, reprit. © Ignace, » (Bartoli, tome Î), | MR te.
abime aussitôt son disciple !. Toutefois, et en dépit de à prédiction par laquelle il l’a, dit-on, désigné pour son
ccesseur, ce n’est pas Lainez, ‘mais le P; Jérôme Fa atal, qué le fondateur semble préparer, — comme ile à
dis voulu préparer à Xavier, Le à recueillir après lui le fe
généralat. C’est à Natal, en effet, qu'il confie une partie | à de son administration; c'est lui aussi qu'il associe par grés à la direction de la NOR
1 À la suite d’un conflit d'opinion entre le maître et le disciple, nfhit dans lequel, s’il en faut croire les Jésuites, Laïinez n'aurait
ui prescrivit de s’examiner devant Dieu et de lui écrire ensuite quelle pénitence il croyait avoir mérité pour avoir préféré son ugement à celui de son supérieur, Lainez riposta par une lettre i est un prodige d'humilité, à moins qu’elle ne soit un chefl'œuvre d'habileté et de courtisanerie religieuse, Il s'y offre à subir une pénitence perpétueMe dont il accumule à plaisir les rigueurs, mais qui, en privant la Compagnie de ses services, eut nécessai-
ement. soulevé les réclamations motivées, non seulement des ésuites, mais de la Cour de Rome et peut-être de celles d’ Espagne : et d'Autriche, Ainsi mis en demeure, Ignace devait renoncer à frapper ; c’est ce qu'il fit en déclarant la faute effacée par le epentir. Il faut lire dans Bouhours où mieux dans Crétineau- Joly le récit de l'incident et surtout la lettre de Lainez datée du
15 novembre 1552, Ne # 2 Les historiens Jésuites ne s accordent pas entre eux touchant nomination de Natal. Suivant Sacchini, que reproduit Bouhours,
ette nomination fut faite par Ignace, qui rappela Natal d'Espagne, «pour le faire jouir du souverain pouvoir », et lui associa plus tard anco et Madrid, Selon Orlandini, suivi par Crétineau-Joly, Tee Ke au Hs fut élu par les principaux de la LL 4
Ignace mort, néanmoins, les profès présents à Rome procèdent le 3 août 1556, — trois jours seulement après
la mort du saint, — à l'élection du Vicaire Général qui doit gouverner la Compagnie sede vacante, et hâter 117%
convocation de la Congrégation générale, seule investie
du droit d’élire le Général lui-même. Le choix tombe sur Lainez. Avait-il brigué ces fonctions intérimaires, comme il briguera certainement le Généralat!? Je ne
voudrais ni le nier, ni l’affirmer; et d’ailleurs il n’est
tion. Simple Provincial, il n’a pu encore faire peser sur ses frères le joug que Bobadilla, Brouet et Rodriguez essayeront vainement de briser; et d'autre part, il est
antérieure à celle indiquée par Sacchini, et qu'il ait «eu bientôt à se repentir de son choix». Natal ayant voulu modifier les Constitulions, «Ignace, qui les avait reçues de Dieu et qui entendait les | transmettre intactes à son successeur», reprit le gouvernement, HS dont il se déchargea une seconde fois dans sa dernière maladie
sur Polanco et Madrid. Mais cette dernière version, qui me
Ignace le fait de l'éloignement de Natal, que Lainez écarta dès le
premier jour des affaires, est inadmissible d'autre part. À moins.
. d’accuser Ignace du pire despotisme, du despotisme hypocrite, on ne peut admettre en effet que le saint, qui présentait ses constitutions, — Bartoli l’assure, — à titre d'essai et en réclamant lopi-
t. nion de tous, se soit montré aussi chatouilleux envers un des … pe premiers de la Compagnie dont toute la faute consistait à lui
tiques. ; __ 1 Lainez était encore alité au moment de l'élection du Vicaire général. (On lui demanda son vote, et, à l'exemple de S. Ignace,
«le plus de suffrages.» (Vie du P. J, Lainez, p. 99.)
pas nécessaire de le supposer pour expliquer son élec-
oi ge Vôpe. 0 ON ES VE di ve à RES
semble avoir pour but de décharger Lainez en faisant retomber sur
proposer (sic) d’allonger le temps de l’oraison pour les scholas- 4
«il répondit qu'il donnait sa voix, lui excepté, à celui qui réunirait à
| Pontie, ar le de de goût pour l'œuvre d’ Le n'est 4 un mystère pour personne, à semblé voir Lainez d’ un - œil favorable. tn an rss Sa us dit- -on,
qui birebblent Fo 1 vieux Ce tout en ne ser
faisant pas faute de le dauber à nn et c'est
ainez se hâtent de choisir pour leur porte-
de ses ue présentes. n'est rien moins que ras-
| surant. N° Acte il po dit, en parlant de. le mort d’ ere
once-t-il pas déjà les NE qu il veut apporter ux Constitutions de l Institut? ue En résumé, c'est un duel, un combat alien qui
s'engage entre le Pape blanc et le Pape noir, — on sait.
que le peuple de Rome désigne ainsi le Général des > k
Jésuites. — Mais si le Pontife a pour lui la force et le
. droit canonique, Lainez a l'adresse, le savoir-faire, le temps, — Paul HI est plus qu ‘octogénaire, = et, dans
Pontife ont soulevée contre lui. Les réformateurs net