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elle rie et exactéraenx, dl société fondé pe Ignace? ne S est-elle jamais | éc.
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ne de la voie qu # lui a tracée ? Les Jésuites l'a ÉS
Mb. soulevé au “lendemain de la mort à d'gnaces
encore ouvert. RS PIRE ue DR HAE
/breux, et Ro. uns de Si! ui ou qu’o on se ous à douter avec eux, en dépit ie affirmations <
thode à lui d' écrire Te qui simplifait singuli rement les questions et ne laissait jamais l'esprit, suspens. Je n’entends pas faire allusion ! à Sa trop cé
Histoire de France, — encore que le texte incrimin en de soit nié par les uns et affirmé par les autres, — uw | | re, souviens d’une Histoire ee) ie 6 3 es rue, comme les es
€ où tt wa sourire d’ inerédlté on eut amené sur
ne sais pourquoi il me semble retrouver RARE chose ns
‘ j LES ORIGINES DE LA COMPAGNIE DE JÉSUS N
fait-on dire à Ionace en nt de ses ua les seconds seront meilleurs, et à ceux-ci, il en suceè- dera d’autres meilleurs encore. »1. Ni changement, ni
. altération, ni réforme : c'est par cette triple affirmation S que les confrères du P. Loriquet prétendent fermer la. Riouste à ou D: nie mie Jugers après ee
Mais revenons à Ignace, et rappelons en quelques: à mots les circonstances qui servirent de point de départ. à la fondation de la Compagnie dé Jésus. Fe
|; : 4 Saint Ignace de Loyola, fondateur de la Coipagnie de Jésus. Ra sa vie et son Institut, par le P, Daniel Bartoli, SL traduction re nouvelle et intégrale par le P. Jacques Terrien, de la même Goi “pagnie: Le dou TT, page 4e Cette vie, en pes F\
Jésus,
ôt: ho Lopez de He né en 1491 ee un anavant He découverte de Re au château de ae e
Ribadeneira et Bartoli en tête; néanmoins, deux des emiers CROP pres d'Ignace, Gonzalez et Porn, indiquent
4 | En den c'est-à- de en plein pays Euscarien. Loyola 7. situé entre deux vieilles petites villes très voisines: Aspeïtia a
à: Ascoïtia, «Le site, écrit Pierre Loti qu l’a visité en 1892, est :
ès particulier, admirablement choisi: une petite plaine unie,
e rene de pates nid des Jésuites » oi Di est aujourd'hui enchâssé le vieux château de saint Ignace, «la merveille du lieu». «C’est, dit encore Loti, un de ces petits nids de vautours du’moyen-âge espagnol, aux murs archaïques, faits de pierres
ds et de briques rouges bizarrement agencées, Il est englobé, serti «comme un joyau précieux, dans l'immense et redoutable couvent
u de lui..., Sa vieillesse extrême fait paraître presque jeunes
s constructions déjà si ie res LAURE sa petitesse pa-
En 1521, Frandois M avec Charles-Quin
envoyait une armée française assiéger Pampelune,
sence de l’empereur, retenu en Allemagne par la diè
:é AARARE et les ne | unes du : Res à
| Navarre Don Late Celui-ci, , parent et protecteur attitré d’ Ignace, lui confia la garde de Pampelune. Mai: en dépit de sa bravoure, le jeune capitaine, grièvement! - blessé et mollement soutenu par les Navarrais désireux de reconvrer leur autonomie?, dut capituler. Le comte = de Lespare, André de Foix, frère du fameux Lautrec, à
Ie A . Û , , . . 4 à a qui commandait l’armée française, vint serrer la main
leur fondateur, et qui tenaient à ménager la faveur royale, rejettent sur l’obéissance militaire la part prise par Ignace à une. . guerre injuste». L’excuse est assurément valable; mais je doute.
qu’elle eût paru nécessaire au défenseur de Pampelune, lequel, ensa double qualité de Guipuscoan, c’est-à-dire de frère ennemi. des Navarrais, et de capitaine espagnol, avait dü trouver par-. faitement ane l'annexion de la Navarre à la Castille, de quel-
que facon qu'on s’y fût pris pour l’accomplir, x Ua
2? La Navarre était à la fois le plus petit et le moins espagnol des royaumes Ibériques. Française par ses mœurs, ses lois, origines, elle l'était encore depuis près de quatre siècles par 3 princes, la succession féminine l'ayant successivement p dans les maisons de Champagne, de France, d'Évreux, de Fois et Nos à ADP eADe desquelles elle Arai AR à l
1 Castille. En 1521, elle luttait moins pour recouvrer des prindés | 2 Roues depuis 1482, époque de l'avènement de Jean d’Albret, … elle n'avait pas eu le temps de s'attacher, que pour conserver sor
a autonomie et le protectorat de la France qui la lui garantissai
ète sie . les ennuis de l HT à Équelle 4 :
voyait condamné, Jgnace demanda des romans de valerie dont il Ne ann la JRRe L’ Fees en
olumes, fes seuls que. le nee n eût. pas songé à emander, savoir : La Vie de Jésus- Christ, par Ludolphe ‘ Chartreux, et La Fleur des Saints, tous deux en langue ë
castillane + ie lecture , dont : Pere .
en ce uns vise connaissance ur . que. celle * tait tout justement de lire et d'écrire ». (La vie du R. P. Ignace in RAR traduite du latin en français. Avignon, ÿ Pa 53.) La traduction castillane de Ludolphe le Charont se servit de avait été rap par un Franciscain de
qu'il y en eût jusqu'à la fin. Quoi qu'il en soit, il était
terre. Guéri, mais boiteux pour le reste de sa vie, ik.
entretenu par la guerre contre les Mores, se tournait depuis la découverte du Nouveau-Monde en un esprit d'aventure et de convoitise, d’où la générosité dispa raissait peu à peu. Redresser les torts des puissants, secourir les faibles, c'était le rôle de Don Quichotte ; mais pour ressemblant que fût encore le portrait tracé par Cervantes, l'original en devenait de plus en plus rare, en attendant que l’Inquisition le fit absolument | disparaître. + : Y avait-il du Don Quichotte dans Ignace de Loyola ? 5 Aux premières heures de s sa conversion, la chose n este. ;
pas douteuse ; et je veux croire, en dépit des apparences, Le
hanté comme tous ses compatriotes, par ces rêves oran-, » | 5 dioses auxquels l’ambition calculatrice de Philippe IL ét le génie politique de Lainez donneront corps dans leurs. {! q plans respectifs de monarchie universelle. Fe . Aussi, pour conquérir le royaume céleste, le nouveau
converti aspire- -t-1l tout d’abord à en fonder un sur la.
quitte Loyola dans les premiers jours de l’année 1522, et c’est en chevalier errant du Christ! qu'il se dirige vers Montserrat. Là, au flanc d’un mont abrupt de la -
1 Les chevaliers errants s’engageaient par vœu à courir les. aventures; ils furent relativement nombreux en Espagne, AUX . temps héroïques de la guerre contre les Mores. C'est évidemment de cette institution, qui acheva de disparaître dans les premières années du XVIe siècle, que s inspirait Ignace de ie au : début de sa conversion. AO à
alogne, se A. un de la Vierge, célèbre ans les Espagnes ; les Bénédictins qui en ont la garde
sont moines de science et de vertu, et leur avant-dernier
é Dom Garcia de Cisneros !, — le propre neveu de
i ienès, — à laissé la réputation d’un maître en la vie spirituelle. A défaut de Dom Cisneros mort ne
o Ze ans, c'est à son disciple Dom. Ghanones
qu’ ‘Ignace va demander conseil et lumière.
Bien qu il chemine seul à dos de mule, — |à monture
ui. convient à un convalescent,. le gentilhomme
rce sous le pèlerin ; aussi Ignace, qui porte la tunique
. de velours rehaussée d'or en usage jap mi les pie
lement entrevu à la Cour des rois Catholiques, où l’attirait ee Ximenès. En tout Cas; SO nom, Jui était. connu, ROUES l’a-
ques Re francais er prêtre et vicaire général de Mirepoix, lorsque à 35 ans, il renonçca à ses bénéfices r se son, moine à: Monteerran î mourut à n ans, Lea
ne cédé le libre exercice dé leur culte {, ‘les Mores. s:
ue on et un es A entom near
reur, Cest ainsi que ne pouvant rétablir l'unité religieuse ê
prise de Grenade, et biét que. Evian l ue eût co
sentaient des vaincus, leur situation devenait précaire ; et pour l'un d'eux voyageant dans les montagnes, #
rencontre d’un seig neur # Cour, d'un sonne An roi,
instinctive que fi Fa \ voire 1 Ho sobe à à province, continuait de témoigner au mauvais sang {mala sangre). Entre gentilshommes, chrétiens ou mu= sulmans, on se piquait même d'une courtoisie, dont Charles-Quint et Philippe IT ne tarderont pas 0 ombrage, et contre laquelle ils armeront 1
1 Ferdinand et Isabelle avaient accordé aux Mores les condi= 750 lions que ceux-ci avaient faites jadis aux chrétiens, et les leur appliquèrent d’abord avec un libéralisme auquel l'histoire d'Espagne ne nous à pas accoutumés. Toutefois, l'insurrection de Grenade pendant les dernières années du règne de Ferdinand, et
- Ximenès qui gouvernait en absents de ru des : avaient recouvré la liberté et la sécurité, pourvu qu’ ils ne re sent pas eux-mêmes les lois du ou plutôt des divers royaumes. ni:
2 L'absolutisme de Charles-Quint comme roi. croissait en pro - portion des concessions qui lui étaient imposées comme emp
mais press avoir épuisé le nn. ne, s confidences qui s'échangent d'ordinaire entre
cu se trouvent entraînés sur le: terrain
alman, membre d'une
“dose une ee supérieure à nait . son.
ersaire, dant 2 zèle surpasse évidemment la science.
Sr au. ous des rer — Je ‘°:
Be?
il résolut. Ki la res coûte que coûte en Espagne;
à même, af ui fallait compter avec les Fueros des divers. s at peine de provoquer | d'interminables insurrections, 'S, - — en 1524, on le verra plus loin, — qu'il imagina les mores et Je morisques “ A les LR RS
fendre l'infidèle si sa ne à Eadete il a rendu la nain, s'engage à sa suite, ou à livrer le Sarrazin à la
vengeance céleste si elle choisit l'autre direction. La.
faveur du mécréant..... l'incident, néanmoins, devait
laisser des traces dans l esprit d'Ignaces ser !
puis «se souvenant de la veillée des armes que fit # Amadis avant d’être armé chevalier »!, il voulut en - : paladin du Christ passer la nuit du 24 au 25 mars 15290
P, Bouhours (1679). Jgnace de Loyolr, par le P. Bartoli.
route suivie par le More était large comme la voie de a ,0
perdition, la seconde étroite et difhicile ; ce fut celle- cie que la mule prit sans hésiter : Dieu se prononçait en
Au témoignage des Jésuites, le séjour de leur fonda teur à Montserrat fut fort court. Confondu dans la foule 2 des mendiants et des pèlerins, il employa «trois jours S
entiers à faire une belle confession » à l un des moines :
dans la chapelle de la Vierge, et suspendre à son autel. a
son épée et sa dague. Toutefois, craignant d être reconnu par les gens de Navarre et de Biscaye que la fête de PAnnonciation faisait affluer à Montserrat, Fe quitta Vabbaye avant jour, et la même crainte, dit Ribadenoira,
1 Vie de saint Ignace, fondateur de la Cie de Jésus, par v.
empè hant M Suivre “1 a route nee Barcelone, the retira à ! ee ete vos fort pions à ét, de par
: Montserrat est à 40 kilomètres nord-ouest de Barcelone, et anrèze, situé dans la même dir ere en uen vers se RU
Le qui avait fait fermer le Cort de Barcelone d’où Toni J HÉRRE ner pour la Palestine, aurait NL la ne
qui ne es montre pas moins allant due a) ÉManee ne
spie destiné à ces mêmes pèlerins, auxquels il prétend se ober. ie une Pise qu'il Rio pou AE La,
ans son récent tan Le Houit el Manrère pt ÿ 896) le P. Mabille rapporte que, le jour même de son arrivée nrèze, Ignace étant en prières dans le sanctuaire de N. D. de , situé près du pont qui dofine accès dans la ville, «la erge. Jui apparut et lui indiqua, en face de sa chapelle, la TA ou grotte où N. S. désirait qu'il se retirât». fn même
Loi «une voix Fes douce pee dire : Marchate Le
aujourd'hui bien difficile de faire exactement la par
la légende et de l'histoire dans des récits où l'imag
. A nation espagnole semble $s'être donné libre carrière.
Le surnaturel, voire le merveilleux, coule ici
à pleins bords : visions, extases, prophéties, révélations, appa=
ritions célestes ou diaboliques, on dirait d’une gageure,
ù -et qu'il y va de l'honneur. de la Compagnie, que son fondateur ait surpassé sur ce point tous les autres HéSainte, Malheureusement, les preuves, sur lesquelles be : faudrait appuyer des faits aussi extraordinaires, font à Fe . peu près complètement défaut ; Ignace, de l’aveu même de ses plus dévots historiens, ne s'étant C Jamais »
faire face à la grotte d'Ignace.» Le R. Père oublie seulement de donner les preuves sur lesquelles il appuie ce surcroît de miracles
l'aveu même de Bartoli qui s'efforce cependant de grossir l'épi- sode de la grotte, Ignace, pendant toute la durée de son séjour EN Manrèze — c'est-à-dire pendant plus de dix mois — habita tour à tour l'hospice de Sainte-Lucie, situé hors de l'enceinte de I: ville, et le couvent des Dominicains bâti dans l'intérieur des. murs, Quant à la fameuse grotte il ne la chercha qu'après avoi ‘constaté qu'il ne pouvait se livrer sans témoins, dans son hôpital, à la pénitence et à la prière et il mit quelque temps d’ailleurs à la décourir, ear «elle était, — dit encore Bartoli, ee peu connue ; et encore moins visitée par les gens du pays, bien que située Fa 600 pas de Manrèze, et dans un site ravissant que l'on appelait le vallée du Paradis.» Ge fut sa solitude qui plut au chevalier di Christ, sans cesse poursuivi du souvenir d’'Amadis, é et désireux d'imiter sa pénitence à la Roche-Pauvre; mais s’il s'y retira à certains jours et à certaines heures, avec la permission de so - confesseur le Prieur des Dominicains le P. Guillaume de Pellaros. MASNTL ny fixa pas sa demeure,
è2e «et ai secrets divins qui lui tirent alors révélés » ;
| esse, ir connu ac: à cette époque de sa vie. Comment donc, et par quelle révélation nouvelle, ontils été initiés à des faits antérieurs de dix ans à leur. première rencontre, et que « l humilité de Loyola » ne lui à jamais permis de leur confier ? Ah! sans doute, il reste Ja notoriété publique, les renseignements fournis par les - témoins accidentels et fortuits des visions d’'Ignace ; mais que disent-ils au juste ? La notoriété publique n’atteste rien autre chose que le souvenir «fort édifiant » laissé par le «saint» à Manrèze, l’enhousiasme ou l’étonnement qu’excitaient son genre de vie et sa dévotion extraordinaires ; et, quant aux témoins, il est vraiment fâcheux qu'à part «une fille dévote que tout le pays vénérait sous le nom de {a béate e Manrèze », à part «une femme de sens et de piété ommée Agnès » et cun bourgeois fort honnête homme qui S appelait. Amigante », lesquels « racontaient », 1l st vrai, des merveilles d'Ignace, les Jésuites n allè- 8 ent jamais que l'autorité de «personnes dignes de foi », ce qui est vraiment trop commode. Ils avaient cependant sous la main des. témoins non suspects,
octes en la matière, et les. seuls peut-être vraiment enseignés les Bénédictins de Montserrat, qui furent premiers directeurs d'Ignace, et les Dominicains de
lanrèze, avec lesquels «il conférait aussi de son inté-
nd Iles jamais dans les diverses histoires écrites
par les Jésuites ? | UE PE
Et at avec quel luxe de détails, quelle préci= .
sion dans les faits, les écrivains de la Compagnie : rela=
tent ces visions dont ils ne savent «rien» ! Avec quelle
prolixité ils en parlent tous! « Un jour qu ‘Ignace ‘était, en prières sur Les marches extérieures de l'église 3
des Dominicains, il vit dans une lumière admirable tout.
le plan de la création », et «pénétra profondément toute la sagesse du Créateur ». Un autre jour, dans la même
rer église, « Dieu découvrit à son serviteur Les secrets de 2 l'essence divine et les opérations intimes des trois per-
sonnes entre elles ». Cette «vision de la Trinité, pure= |
ment TP ele », assure gravement Bartoli, qui vient justement de nous expliquer qu'elle se présentait «sous une forme sensible », devait lui devenir « comme babis tuelle ». Elle fut si nette et si vive que, «bien qu'Ignace n'eût jamais étudié, il écrivit sur ce sujet un traité excellent! de plus de quatre-vingts feuillets », lequel | «s’est malheureusement perdu». Enfin, et pour abréger, — car J'en passe et des meilleurs, — «les torrents de lumière dont il était sans cesse on » sur «les mysières de la foi, les vérités de la philosophie naturelle )
tout l’air d’avoir été ae avant Loire AE
élut encore Bartoli, nos premiers Pères ont toujours seru; ele "était parmi eux une tradition constante, que Dieu lui avait révélé la mission à laquelle il le destinaïit, et qu'il lui avait montré les principaux traits de l Ordre dont il lui réservait d’être le Père et le fondateur. »
À Dieu ne plaise que je suspecte ici la bonne foi de nos, premiers pères! Mais en fait de critique histo— rique *, on pourrait se montrer plus exigeant. 5 il en faut croire encore certains Jésuites, ce serait au sortir. de cette «longue extase» qu'Ignace aurait éerit les Exer rcices spirituels sous la dictée de Dieu même;
d’autres tiennent néanmoins qu'il les écrivit dans la.
pas une simple crise de catalepsie? Les détails précis que four- 23 nissent (les témoins », en dehors des suppositions qui les accompagnent, semblent assez caractéristiques : rigidité absolue des
membres et du tronc qui persiste « du samedi à l'heure de vèpres | jusqu’au samedi suivant à la même heure) ; suspension, au moins apparente, «de toutes les facultés en sorte qu'Ignace parait comme … mort», et qu’on ne se détourne de l’enseyelir (qu'en percevant aw
cœur un battement à peine sensible » ; réveil « comme d’un some meil» etc., etc... Une telle crise est ei d'autant plus vraisemblable que Loyola, déjà affaibli par la maladie, s'était imposé depuis sa conversion des pénitences, des jeûnes et des v eilles, que
Iui-même qualifiera plus tard d’exagérés, et dont les résultats ne tardèrent pas à se faire sentir sous la forme de troubles nerveux et cérébraux. Telle par exemple la tentation, ou plus exactes
ment peut-être la tentative de suicide rapportée par Bartoli et les autres historiens et dont le P, de Pellaros le guérit €en l obligeant à prendre ses repas comme tout le monde sous peine de se
voir refuser l’absolution, » (Bolland, Acta, tom. VIT Juli, p. 663; édit, vet.) et LÉ D
4 La chambre qu'occupait Ignace à l’hospice de Manrèze fut transformée en chapelle en 1625, Les Jésuites y placèrent, avec la
- S. Ignacio
Orando en esta capilla
Quedo arrebatado
Cayo el cuerpo en el suelo Sobre los mesmos ladrillos Que oy se ven y adoran
? Subio el espiritu al cielo
+ vio la gran religion
$ Que havia de fundar
Baxo el nombre de Jesus
: Su blason, fin, instituto
Su propagaeion en los dos mun- dos Lee
Le | Sus empresas, conquislas, y |, victorias vus
3 Bus letras, santidad y martirios.
‘Ocho dias duro la vision Lugar memorable
Por el rapto de S. Ignacio Y por la revelacion - De la Compania
- De Jesus :
variante n'indique pas une grande sûreté d'informa-
. èrent à cette exelamation : Ay Jésus !
statue de leur fondateur, l'inscription suivante dont je donne ici * la traduction en regard du texte espagnol :
S. Ignace En priant dans cette chapelle Fut ravi en extase
T1 tomba le corps sur le sol
Sur les mêmes dalles
Qu'on voit et vénère aujourd'hui,
IL monta en esprit au ciel
Et vit la grande religion
Qu'il devait fonder
Sous le nom de Jésus.
Son blason, sa fin, son institut,
Sa propagation dans les deux mondes,
Ses entreprises, ses conquêtes, ses victoires,
Sa culture littéraire, sa sainteté, ses martyres,
La vision dura huit jours,
Lieu mémorable
À cause du ravissement de S. Ignace ; :
Et à cause de la révélation
De la Compagnie
De Ho
Don ou d'un de ne « A à ne parla jamais même à ses us chers disciples» et sur lequel leurs renseignements se bor-
ARE par InAce: en
es te se font de té gloire de leur fondateur pour la croire intéressée à à imaginer de pareils détails, Le P, Mabille trouve cela
tions, mais elle a pour but de nous pénétrer du surna-
turel qui émane d’'Ignace et de ses écrits !, Cette origine céleste et toute merveilleuse du fameux
livre d’ Ignace est un des points qui tiennent le plus au cœur de la Compagnie. Les Exercices ne sont pas en.
effet, pour elle, un livre où son fondateur a condensé $æ
science et sa doctrine ; 1ls sont Ze livre par excellence, é
avec lequel, pour ARC le mot prêté à Ignace, rien ne serait perdu quand bien même les Écritures vien
draient à se perdre, «Ils ont fait autant de saints qu'ils
ont eu de lecteurs », écrit sans sourciller le P. ; « Avant eux, dit le P. Bouhours, il n° Yayail certainement
point de méthode sûre pour la réformation de mœurs. ». ‘
tout simple, et, après avoir décliné qu'ils is ont su (par induc— tion », il conclut quelques lignes plus loin : «c’est plus qu'il n'en
faut pour satisfaire un critique même exigeant »! (Le torse 5
et Manrèze, p. 28).
1 Il est à remarquer que les Apte Jésuites. Vo s'ac-
* cordent entre eux quant aux thèses qu ils soutiennent, se contre- Li
disent fréquemment, au contraire, sur le terrain des faits que
ki
chacun rapporte à sa guise tout en prétendant puiser aux mêmes
sources que ses devanciers et les reproduire fidèlement, L'incons- | cience spéciale qu'ils apportent dans leur procédé va si loin sur
ce point que non seulement ils se contredisent l’un l’autre, mais
encore ils se contredisent eux-mêmes à quelques pages, voire à. quelques lignes de distance. Au fond le Jésuite est un controver- siste par tempérament mais un controversiste doublé d'un rhéteur: le but le mène et certains scrupules d’exactitude sont pou Jui
lettre morte, «Que j'entre au paradis par la petite porte. ou par. à la grande, il ne m'en chaut guère, disait un orateur de la Com-. - pagnie, pourvu que j'entre,» En histoire il ne chaut guère au
Jésuite d'entrer par la petite porte ou par la grande, PORTE qu Fe
entre.
: vet AAA montre Les dote les plus renommés, : es ÉPerés du Concile de Trente », s'empressant à envi de proclamer qu ‘avant de faire les Exercices cils
ient de grands ignorants, car ils ne possédaient riéh
es seules connaissances véritables, celles des vérités
Rnelleet l» «On les entendait, s'écrie le P. Miron, sue
k ne le lébrour me ras Fe sur l'état d'âme
. que nous révèle un tel lyrisme : jamais, que je sache,
S Jésuites n’ont parlé ainsi de la Bible, voire de
rue lui- ue Il est vrai «ue l'Évangile n° a.
tre tient sa vie et son te et si; se jour, er es prit venait à à:S ’affaiblir, c'est par les Exercices seuls
ne
pourrait 1e raviver. D
Jésuites : il me reste à recueillir celle de leurs adver-
J’ origine.
Ame, source, vie, esprit de la Compagnie, on conçoit dès lors quel intérêt capital S'attache pour nous à ce. livre; à quel ütre il nous importe de le bien connaître,
et, pour le bien connaître, d'en OPPPDIONAE d'abord k
Les Jésuites prouvent l'authenticité des visions de. Manrèze par le livre des Exercices, et celle du livre lui= À même par les visions de Manrèze. Sans relever ce qu'il. y a de vicieux dans un tel cercle, je suis prêt à leur ; concéder qu'un converti de la veille, dont l'éducation classique s'était faite dans l'Amadis des Gaules, et lédu- À cation religieuse dans la Æeur des Saints, était par lui= même « incapable de composer les Exercices spirituels Se Mais avant d'en conclure avec eux qu'il les a écrits cen vertu de lumières surnaturelles et infuses », et «sous la dictée d’une intelligence bien supérieure à celle de l'honime », Je crois nécessaire de LESRAEE les deux questions suivantes : À
1° Ignace n’eut-il vraiment à 1 Manrèze d'autre matlee que Dieu, d’autres enseignements que ceux qui lui vVin= rent du ciel? 2° Est-ce bien à Manrèze qu 1l écrivit les .
Exercices ? J'ai rapporté fidèlement la version des.
saires, et sous ce nom, qu'on le remarque bien, je
Lo pas ur nr leurs ennemis, mais tout homme dont les opinions ou les traditions ne .
sont die les leurs. ee ces derniers viennent en de |
herai Eee la raison: Ils n ‘ont pas ue les Bénédictins, parce qu'ils ne voulaient pas que ceux-ci $ répondissent. Ils étaient en train de fonder la légende ; | d'Ignace ; et cette légende, telle qu'ils la concevaient, s'évanouissait en partie devant explication très simple et très rationnelle qu'apportaient les Pères de Monit-
serrat. Cette explication n'infirmait en rien la sainteté :
> d’ Ignace ; ae suis même d'avis qu'elle nous le montre
#2 plus saint en le faisant apparaître plus vrai: — mais 5 P ;
elle nous le montre un saint comme les autres, qui com-. mence par être disciple avant d’être maître ; un saint qui s'instruit au jour le jour des vérités qu'il a jusque-là ignorées, mangeant à la sueur de son front le pain de la
garde mieux de secret ; mèlant encore, — car ce saint
science religieuse, en attendant qu'il reconnaisse la