‹ Les origines de la Déclaration des droits de l'homme de 1789Chapitre 105 sur 157 · LES OKIGINES DE LA DÉCLARATION · texte numérisé non relu

LES OKIGINES DE LA DÉCLARATION

tion de cette propriété qu'ils sont obligés de céder. » Ainsi, propriété personnelle, propriété mobilière, propriété foncière, voilà ce que par ses actes Turgot, dans son passage au gouvernement, voulut assurer à tous les hommes, c'est-à-dire « ces droits naturels qu'aucune constitution ne peut légitimement leur enlever, que dans aucune le souverain n'a intérêt de violer et dont cependant, grâce aux préjugés antiques et aux sophismes nouveaux des prétendus amis du peuple, les citoyens d'aucun pays ne jouissaient à cette époque avec autant d'étendue que les Français * ».

Nous n'avons pas à dire l'opposition violente que Turgot rencontra dans ses réformes ; la lutte contre les Parlements à propos de l'édit sur les corporations n'en est qu'un épisode et ses adversaires durant tout le temps qu'il passa au pouvoir ne lui laissèrent aucun répit. Malgré tout, le contrôleur général était encouragé dans sa tâche par des amis zélés, Dupont de Nemours et Condorcet, qui travaillaient à ses côtés et dont la collaboration fut aussi précieuse que dévouée : Turgot discutait avec eux les projets qu'il avait en vue pour l'avenir et bien souvent il les consultait sur les rapports à faire au roi -.

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