Condorct'l. Vie de Turgot, p
LA l'ROPAGANDE PHYSIOCK ATIQL E 157
toutes ' ». C'est la mise en prii tique du principe de la propriété personnelle si fortement affirmé par Quesnay, et Turgot, comme son Maître, en déduisit les principales conséquences.
Déjà un arrêt de 1774 avait permis la libre circulation des grains, fondée sur un principe de justice, « puisque le droit de se procurer, par son travail et par l'usage légitime de ses propriétés, les moyens de subsistance préparés par la Providence à tous les hommes ne peut sans injustice être ùté à personne ^ » ; dans l'édit de 1776, supprimant les corvées, Turgot affirmera le respect dû par le gouvernement à la propriété foncière : « Le même esprit de justice, dit-il ^ qui nous engage à supprimer la corvée et h charger de la construction des chemins les propriétaires qui y ont intérêt, nous détermine à statuer sur l'indemnité légitimement due aux propriétaires d'héritages qui sont privés d'une partie de leur propriété soit par l'emplacement même des routes, soit par l'extraction des matériaux qui doivent y être employés. Si la nécessité du service public les oblige à céder leur propriété, il est juste qu'ils n*en souffrent aucun dommage et qu'ils reçoivent le prix de la por-