‹ Les origines de la Déclaration des droits de l'homme de 1789Chapitre 119 sur 157 · Condorcet, op. cit., Œuvres, t. IX. p. 267 et s · texte numérisé non relu

Condorcet, op. cit., Œuvres, t. IX. p. 267 et s

LES CAHIERS ET LES PROJETS i83

des plus explicites à cet égard. « Au moment, dit-il, de la renaissance des droits de l'homme, de la liberté civile et individuelle, l'abolition des vestiges de la servitude de nos pères est un acte bien digne du gouvernement. Toutes les communes de la sénéchaussée se réunissent et n'élèvent qu'un cri pour demander cette abolition. Les droits seigneuriaux offensent l'homme comme homme ; il en est surtout qui avilissent le citoyen sur lequel ils sont établis... Osons le dire : tout est abusif dans l'exercice des droits seigneuriaux... ; c'est en avoir assez dit que d'avoir fait connaître la plaie mortelle que les droits seigneuriaux font au droit naturel et à l'intérêt de l'Etat pour espérer que Sa Majesté et les Etats-Généraux rétabliront l'homme dans ses droits primitifs sacrés et véritablement imprescriptibles, en frappant tous ces droits qui l'avilissent d'une abolition absolue ' ».

Nous n'insisterons pas davantage sur les demandes relatives à la liberté et la propriété considérées isolément, en dehors de tout projet de les faire passer dans une Déclaration, nous les retrouverions dans tous les cahiers ^ Toutes les classes de citoyens sont

1. Cahier de Draguiynan, Arch. par]., t. III, p. 260. — Cf. Tiers de Forcalquier, Arch. pari., t. III, p. 332; Cahier du bailliage de Voiinant, Arch. pari., t. V, p. 425.

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