Discours de VoJnnj, séance du 20 aoùl. AP, VIII-iG
les Physiocrates comme étant le fond même de la personnalité humaine; nous y retrouvons aussi l'écho de toutes les plaintes qu'ils avaient fait entendre contie les abus de l'Ancien Régime. Nous avons vu leur influence augmenter tous les jours et les divers projets de Déclaration nous ont montré que l'Assemblée Constituante ou tout au moins les principaux de ses membres n'y étaient pas restés étrangers; les journaux de l'époque se reportaient volontiers aux Physiocrates et reprenaient leurs théories. « Vous êtes appelés, disait Je « Point du jour » ', s'adressant aux députés, après deux cents ans d'inertie et de pouvoir arbitraire, pour régénérer la nation et non pour river ses fers. Vous devez en un mot recommencer l'histoire des Etats-Généraux et, comme le disait l'immortel Turgot, les droits des hommes réunis en société ne sont point fondés sur leurs annales, mais sur leur nature. » Tout cela n'est-il pas concluant, rapproché des paroles de Volney et surtout de l'article 2 de la Déclaration qui s'exprime ainsi: « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression. » Toute la doctrine de Quesnay