Jellineck. op. cit., p. C
humaine par conséquent ne devait pouvoii* le réglementer OQ le restreindre. M. Jellineck voit en un mot dans cette réserve la reconnaissance du droit à la liberté religieuse dont la proclamation aurait eu lieu, suivant lui, pour la première fois vers 1635, lors de la fondation de la ville de Providence par un jeune Indépendant, Uoger Williams '.
Le savant professeur allemand entreprend alors de démontrer que cet individualisme absolu, admis dès le principe en matière religieuse, eut des conséquences pratiques excessivement importantes. La^doctrine indépendantiste, dit-il, ne pouvait pas se cantonner sur le terrain de la religion et elle devait par une nécessité logique s'étendre au domaine politique ; le jour où « se forma la conviction qu'il y avait un droit indépendant de l'Etat, celui de la conscience, la base fut établie d'où dérivèrent en se spécialisant les droits inaliénables de l'individu 2. » Pour M. Jellineck il y a un lien de filiation évidente, au point de vue philosophique, entre les Pactes d'établissement et les Déclarations des droits publiées au xvm® siècle par les colonies anglaises d'Amérique lors de la proclamation de l'Indépendance ^