lammermont, op. cit., t. H, p. xi
intacte leur popularité; mais quand la lutte s'engageait sur le terrain politique il en était autrement ; entraînés par Tesprit de corps, ils étaient prêts à tout risquer pour défendre les privilèges de leur Compagnie qu'ils confondaient volontiers avec les lois fondamentales de la Monarchie *. »
Ce n'est pas le lieu de rappeler ici comment par les théories du lit de justice et de l'enregistrement préalable le roi essaya à diverses reprises de limiter les prétentions du Parlement en matière législative. Qu'il nous suffise d'indiquer que leur application fut la cause de presque tous les conflits nés au xvii*^ et au xviu* siècles.
Il ne serait pas impossible d'ailleurs de trouver des preuves de l'égoïsme parlementaire dans un domaine moins élevé. C'est ainsi, par exemple, qu'à l'occasion d'une déclaration royale prorogeant pour six nouvelles années la perception d'un grand nombre de droits, le Parlement avait décidé de faire des remontrances non seulement sur cette déclaration mais aussi sur une autre qui deux ans auparavant avait soumis au droit de centième denier les offices de magistrature et tous les biens réputés immeubles. Dans ces remontrances, dit M. Flammermont à qui