Eamein, Hisloirc du Oroil, p. OTk
104 LES OHIGliNES DE LA DÉCLAKATION
nous empruntons cet exemple K le Parlement n'insista pas beaucoup sur la charge imposée au peuple ; il réserva tous ses efforts pour récriminer contre l'imposition du centième denier qui pesait sur les membres de la Cour ; à l'en croire, les charges étaient tellement dépréciées qu'on ne trouvait plus à les vendre. Il réussit; dans sa réponse aux remontrances le roi promit la suppression du droit de centième denier. Aussi, ajoute M. Flammermont, le Parlement s'empressa d'enregistrer la prorogation des nombreux impôts indirects qui frappaient surtout le pauvre peuple et il arrêta qu'une députation serait envoyée au roi u pour l'assurer, était-il dit, des sentiments de respect et d'amour dont la Compagnie est pénétrée pour ledit Seigneur Roi qui marque dans sa réponse tant de bonté pour ses sujets, tant d'inclination pour les soulager et qui leur en fait dès à présent ressentir l'effet en supprimant le droit de centième denier. » On trouverait même trace de cet égoïsme dans la campagne entreprise par les Parlements à la fin de l'Ancien Régime pour la convocation des Etats-Généraux ; cela peut à première vue paraître paradoxal étant donnée la prétention continuellement affichée par les Cours souveraines qu'elles avaient remplacé