‹ Les origines de la Déclaration des droits de l'homme de 1789Chapitre 81 sur 157 · Puffendorf, op. cit., liv. VII, chap. m, § II · texte numérisé non relu

Puffendorf, op. cit., liv. VII, chap. m, § II

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y contribuent en aucune manière. « Cette pensée, dit Puiïeiidorf ', a un air de dévotion qui éblouit bien des gens mais, pour peu qu'on l'examine, ou trouvera qu'elle renverse toutes les conventions des souverains avec leurs sujets et toutes les lois fondamentales de l'Etat. »

La monarchie absolue n'a d'ailleurs rien d'illégitime aux yeux de Grotius et de ses disciples qui admettent très bien que le peuple peut perdre la souveraineté qu'il avait à l'origine -. En vain dirait-on, pour soutenir le contraire, que celui qui établit est audessus de celui qui est établi. « Cela, dit Grotius \ n'est vrai qu'à l'égard des pouvoirs dont l'effet dépend toujours de la volonté de leur auteur et non pas quand il s'agit d'un pouvoir qui, quoiqu'il fût libre d'abord de le conférer ou non, ne peut plus être révoqué par celui qui l'a une fois conféré : comme quand une femme épouse son mari à qui elle est toujours indispensablement tenue d'obéir du moment qu'elle lui

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