PREMIÈRE FÊTE DU S.-C. DE JÉSUS AU CANADA
truite avec lui sur les mêmes fondations et avec une partie des mêmes murs et des mêmes matériaux, l'antique chapelle a de nouveau servi de 1652 à 1667. C'est alors qu’on la quitta pour la nouvelle chapelle bâtie en partie aux frais de Mme de la Peltrie, dont il est question dans une note antérieure.
Une troisième et dernière fois, on devait y revenir pour le service divin. Ce fut depuis 1689, quand le monastère fut relevé des ruines du second incendie (20 octobre 1686), jusqu'à 1724, année où l'on prit possession de la chapelle actuelle.
On y était à l’étroit, dans cette petite chapelle située à l'extrémité sud du premier monastère, (aile de Saint-Augustin). Elle avait, dit la Vénérable Mère, ‘‘ sa longueur dans la largeur de la maison (28 pieds), et dix-sept pieds de largeur. Vous pensez, ajoute-t-elle, que cela est petit, mais le trop grand froid ne permet pas qu'on fasse des lieux plus vastes.””
Dans les jours d'été, quand l'affluence des fidèles était plus grande, on devait laisser les fenêtres ouvertes pour l'avantage de la foule qui se tenait sur le préau voisin. C'est ce qui a dû se faire le jour de la fête du Sacré-Cœur de JÉSUS, en 1700, où le concours des fidèles fut considérable.
Le chœur des religieuses, où se tenaient également les élèves, occupait l'appartement voisin, dont il était séparé par une grille.”” (1)
Dans plusieurs circonstances, Mgr de St-Valier pria et dit la messe dans ce vénérable sanctuaire. Quand, le 1er août, 1688, il arriva de France, où il avait reçu la consécration épiscopale, il voulut, le soir même, visiter la chapelle du couvent, en compagnie du R. P. Dablon, supérieur des Missions de la Compagnie de JÉsus, du P. Beschefer, aumônier des Ursulines, de M. de Merlac, aumônier
(1) En faisant des réparations, on a découvert, en 1874, les traces de cette au- <ienne gr:lle.