LA PREMIÈRE CONFRÉRIE DU S.-C. AU CANADA
le jour de Noël, M. Joseph-Henri de la Gorgendière. Quant à Madame Denys de la Ronde, ayant sans doute plus de loisir que son mari, elle s'engageait pour honorer le Sacré- Cœur, à faire une heure d’adoration tous les premiers vendredis du mois.
Souvent encore les mères venaient en compagnie de leurs filles : Madame Charlotte de Râmezay, avecses filles Marguerite, Charlotte et Louise, Mme de Longueuil et ses trois filles ; la baronne de Bécancour et ses enfants. Les jeunes filles formaient aussi des groupes choisis ; Thérèse Hertel de Rouville, Thérèse Duchesnay, Thérèse de Beaujeu, et Thérèse Hertel de la Fresnière consacraient à honorer le Sacré-Cœur le jour de leur patronne Sainte-Thérèse. (1)
Cette liste aussi édifiante qu'imposante, vrai nobiliaire du Sacré-Cœur en la Nouvelle-France, redit hautement la foi et la piété de nos ancêtres. Les descendants de ces familles très-chrétiennes seront heureux d’associer, avec leurs glorieuses traditions et la devise de leurs armoiries, le titre de serviteur et de servante du Cœur adorable du roi JÉsus.
—Depuis quelques années surtout, le culte du Sacré- Cœur s’est merveilleusement développé dans notre pays. Des congrégations religieuses portent ce nom sacré, et des associations puissamment outillées pour étendre sa dévotion lui ont donné une efficacité qui attire toutes les âmes à ce Cœur aimable et miséricordieux. L/humble confrérie de la chapelle des Ursulines, si elle voit décroître le nombre de ses associés, n’en est nullement jalouse. Elle se rappelle avec joie que le mouvement est parti de son modeste foyer,
‘et, pourvu que l'amour du Divin Cœur embrase les âmes,
elle est heureuse et bénit Dieu, quelle que soit la voix qui les invite aux ‘‘ eaux qui jaillissent de la fontaine du Sauveur.’”” (2)
11 Les Ursulines de Québec, tome II.
(2) Isaie, XII, 3.
Chapelle du Sacré-Cœur attenante à l’église du Monastère des Ursulines, commencée en 1722, sous les auspices de Mgr de Saint-Valier. .
La Chapelle actuelle du S.-C. de Jésus