RENE EL ARS ENTREE
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de prix. L'architecture et l’ornementation sont dans le style élégant, mais un peu surchargé de l’époque, dit ‘‘ de Louis XV.”
Quant à la sculpture en bois, elle révèle tout l’art caractéristique de la vieille cité de Québec dû à l'initiative féconde du premier évêque du pays (1) et noblement perpétué par des artistes de renom. La dorure, qui remonte jusqu’à deux siècles, n’a guère perdu de son éclat.
L'autel, qui est manifestement plus ancien que celui de l’église, remonte probablement à l’époque même de l’institution de la fête. On y mit, sur le panneau au-dessus du tabernacle, en relief artistement ciselé, le Sacré-Cœur couronné d'épines et entouré de lys.
Au reste, tout parle du Sacré-Cœur dans cette chapelle qui lui est spécialement consacrée : le gracieux cartouche soutenu par deux anges, qui domine la corniche, et sur lequel le Cœur divin est surmonté de la croix, couronné d’épines et flanqué des instruments de la Passion ; le médaillon interrompant la frise et sur lequel on lit en caractères antiques le titre: AVTEL DV SACRÉ CŒVR.
Le tableau principal au-dessus de l'autel représente l’apparition du Sacré-Cœur à la bienheureuse Marguerite-Marie. Cette toile, fort appréciée des artistes, est du pinceau d’un des élèves de Lebrun, sinon du maître lui-même. Elle est, par conséquent, une des premières œuvres que la peinture ait consacrées au culte du Sacré-Cœur. En effet, le grand peintre de la Cour de Louis XIV étant mort en 1690, la même année que: la Bienheureuse, ce tableau doit être à peu près contemporain de celle-ci. La grande toile à droite représente Notre-Seigneur prêchant. C’est un original de Philippe de Champaigne, dont on peut voir un autre tableau beaucoup plus considérable dans l’église. Quant à la sainte face du Christ qu'on voit du côté de l'Evangile, ce n’est
(1) On sait que Mgr de Laval fonda à Saint-Joachim une école industrielle, dont les maîtres ont laissé des œuvres d'une rare perfection, entr’autres, le retable de la chapelle intérieure du Séminaire de Québec,
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