ÉTEND AU CANADA LE CULTE DU SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS
A Vénérable Marie de l’Incarnation était décédée dans le baiser du Seigneur le 30 avril 1672. (1)
Elle était allée recueillir des mains de son Divin Epoux le prix de ses héroïques travaux, et consommer dans la claire vue de Dieu l'union mystique qu’elle avait contractée avec lui ici-bas dans son mariage spirituel.
Plusieurs années devaient s'écouler encore avant que Notre-Seigneur appelât la Bienheureuse Marguerite-Marie à son rôle providentiel. Fut-il donné à la vénérable Ursuline d'entrevoir l'épanouissement et l'extension d’un culte aux mystères duquel JÉSUS l'avait si intimement initiée ? Il est permis de le présumer, bien que nous n’en ayons aucune certitude.
Elle avait préparé le sol, mais d’autres mains que les siennes devaient l’ensemencer, l’arroser et le faire fructifier. L'amour et. les tendresses du Sacré-Cœur, elle n’en avait parlé que dans l'intimité du cloître, à ses Sœurs et à ses élèves, ou bien, au-dehors, à son fils et à quelques amis d'élite. -
Un temps doit s’écouler, dix-huit années de silence et d'attente, avant que retentisse sur les plages de la Nouvelle-
(1 Chaque année, le jour anniversaire de sa mort, les Ursulines de Québec récitent le 7e Deum. :
France le mot d'ordre de celle à qui JÉSUS avait commandé de répandre dans tout l'univers le culte de son Cœur Sacré.
‘ Merveilleusement consumée, dit le décret de sa béatification, du feu de cette divine charité que JÉsus-CHrisT est venu allumer sur la terre, elle n’épargna aucun effort pour établir, augmenter, et faire prospérer, dans le monde entier et dans le cœur de tous les fidèles, la piété et l’amour envers le Sacré-Cœur de JÉsus, foyer d’où s’élance un incendie d'amour pour tout envahir.”
La dévotion au Sacré-Cœur, grâce à l’ardeur de son zèle, se communiqua rapidement à toutes les maisons de sa famille religieuse, l’ordre de la Visitation, et à d’autres congrégations des deux sexes. Un grand nombre de diocèses de France, répondant au désir de la Bienheureuse, s'empressèrent de célébrer la fête du Sacré-Cœur de JÉsuUSs.
Avant de finir son exil, elle eut la consolation de voir sa chère dévotion franchir les limites de la France pour atteindre les contrées les plus lointaines.
C'est l’année même de sa mort, en 1690, que dirigeant sa pensée vers cette autre France du Nouveau-Monde où une sœur aînée l'avait prévenue dans l’extension du règne de JÉsus-CHRIsT, elle voulut que le Cœur de JÉsus y fût publiquement connu, aimé et servi, et qu’il régnât en maître sur les âmes. C'était comme le testament de son zèle, le dernier effort de son dévouement à son Bien-aimé avant de le rejoindre au ciel.
Ecrivant au P. Croiset, en janvier 1690 : ‘‘ Notre-Seigneur, dit-elle, m'a fourni l’occasion d'envoyer à Québec, en Canada, le livre de Dijon: Za Dévotion au Sacré- Cœur. (1) Je vous avoue qu’il y a consolation, pour ceux
(1) Il s’agit du petit livre d’une trentaine de pages, de la Sœur Joly, visitandine, que cell+-ci eomposa sur les instances de la Bienheureuse. C’est le premier livre dû à son zèle pour le culte du divin Cœur. Ce petit volume a dû être envoyé aux Ursulines de Québec. Iln’a pas tardé à être remplacé par les ouvrages plus solides du P. Croiset, dont on possède au monastère une édition de 1700, et du P. de Galliffet. Aussi, malgré des recherches minutieuses on n’a réussi à trouver cet opuzcule niches les Ursulinesini chez les hospitalières de l’Hôtel-Dieu du Préckux-Sang.
ommandé ur Sacré.
sa béatifi- HRIST est fort pour ide entier ur envers incendie
son zèle, sa famille rrégations e France, ssèrent de
de voir sa ur attein-
rigeant sa onde où du règne sus y fût en maître n zèle, le avant de
Totre-Sei- Québec, u Sacréour ceux
visitandine, hier livre dû 6 aux Ursuhs solides du de Galliffet.
scule niches