LA BIENHEUREUSE MARGUERITE-MARIE
élèves qui entretinrent avec elle des relations et devinrent des foyers de la dévotion au Sacré-Cœur.
‘{ C'est, sans aucun doute, dit l’auteur déjà cité, (1) à ces relations qu’il faut attribuer le zèle remarquable que les Ursulines ont toujours déployé pour l'extension du règne du Cœur de Jésus. Les filles de sainte Ursule, qui furent sur le point de compter la Bienheureuse Marguerite-Marie parmi les membres de leur saint Institut, participent véritablement, par leur zèle pour la gloire de ce divin Cœur, à l'esprit de l’humble Visitandiue de Paray.”
Au monastère de Québec, on dut prêter une oreille docile à la voix inspirée qui confirmait si parfaitement les enseignements et la pratique de la vénérable fondatrice.
Toutefois, la sobre brièveté des annales du couvent n’en laisse rien transpirer. En 1695, pour la première fois, on rencontre dans un document officiel le nom du Sacré-Cœur. Une religieuse de chœur du monastère de Québec reçoit, au jour de sa profession, le nom de Sœur du Sacré-Cœur de Jésus, établissant par le fait l’existence antérieure de la dévotion dans la maison. (2)
b Tone V, Pe £8t.
(2) Voici les termes de l’extrait du Régistre des Entrées, Vétures et Professions des Reltaieuses de 1617 à 1861. ‘‘ (25e entrée) L'an 169}, le £9 septembre, Fr Marie Françoise Choret est entrée au noviciat. Elle a été revêtue de l’habit de l’ordre le 12 février 1693, Agée de seize ans et trois mois, Elle a fait sa profession le 21 février 1695, sous le nom de Sœur du Sacrt-Cœur ps Jésus.” Elle était native de Champlain.
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