‹ Les origines de la diatribe romaineChapitre 69 sur 88 · COMM · texte numérisé non relu

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pati turpiter cogit, Si [ortu] erus aliquanto felicior ac beatior finis reperietur !.

Ce pessimisme (th. 25, 25 a, 77 a) et cette façon d'affirmer l'inutilité de la philosophie traditionnelle (th. 34) sont encore, sous les oripeaux oratoires, des éléments de cynisme orthodoxe.

Quelques chries concernant les étrangers sont empruntées à Tite-Live *; d'autres, oü il est question de Socrate, de Solon et de Bias, ont gardé la saveur de la diatribe grecque et ont dû faire partie des co//ecta sextiens ?.

Les exempla empruntés à l'histoire romaine sont infiniment plus nombreux; Tite-Live y est aussi trés souvent mis à contribution, lorsqu'il s'agit de raconter des actes soit de sévérité! ou d'intransigeance dans les sentiments d'honneur fzäilial 5, soit d'hostilité au progrés du luxe*; les chátiments immédiats d'adultères sont narrés comme pour défendre encore les Zeges /u//ae*. La déformation oratoire que ces anecdotes ont subie a parfois contribué à leur donner une apparence trés populaire, qui ne doit pas tromper sur leur provenance. L'origine du plus grand nombre des exemples diatribiques ne peut pas être précisée; mais il est probable qu'ils sortent de la méme source que les chapitres sur la continence et le mépris des richesses. Ils servent à illustrer les thèmes sur les vicissitudes de la fortune“, sur les dangers de la beauté? et de la colère '^; ils montrent que l'exil n'est pas un mal tt; ils étayent la condamnation de la débauche 1", font approuver le suicide !? etc... etc.

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! VAL-MAX. Il 6, 12; cf. II 6, 7-8.

* Par exemple, cf. VAL.-MAX. VI 1, ext. 2 et TITE-LIVE 38, 24, 2.

? Livre VII, 2, ext. 1; pour introduire quelques chries sur le mariage, l’auteur imagina tout un sermon de Socrate s'adressant à l'àne humaine, densissimis tenebris involuta; on y lit les « oppositions » les plus typiques de la diatribe: ut quales VIDERI vellent, tales etiam ESSENT. Bias y profére son célèbre : Bora omnia mea mecum porto (& 3).

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