‹ Les origines de la diatribe romaineChapitre 68 sur 88 · VALERE-MAXIME, IV · texte numérisé non relu

VALERE-MAXIME, IV

l| est inutile de mettre minutieusement en parallèle d'autres

exemples des Apophthegmata et des Facta et Dicta. Je renvoie simplement au trait de continence de Scipion en face d'une belle captive espagnole ! et à l'anecdote sur la discrétion dont fit preuve Paul-Emile en ne remettant, aprés la défaite de Persée, que cinq livres d'argent à son gendre Aelius Tubero?. On voit trés bien que Plutarque, s'il ignore Valére-Maxime et Pomponius Rufus, a du moins utilisé sans doute la méme source que ce dernier. )

Les autres fragments diatribiques sont disséminés dans le recueil de Valére-Maxime; parmi ceux qui nous intéressent, parce qu'ils sont un écho de la philosophie populaire, il y a lieu de remarquer d'inattendues glorifications des barbares : on retrouve l'éloge des femmes indoues se sacrifiant sur la tombe de leur époux *; plus caractéristiques encore sont les louanges accordées à la Thrace: Thraciæ.… natio merito sibi sapientiae laudem vindicaverit, quae natales hominum flebiliter, exsequias cum hilaritate celebrans, sine ullis doctorum praeceptis verum condicionis nostrae habitum pervidit. Removeatur itaque naturalis omnium animalium dulcedo vitae, quae multa et facere et

! PLuT. Rom. ap. 196 B, et VAL.-Max. IV 3, 1.

* PLUT. Rom. ap. 198 B-C et VAL.-Max. IV 4, 9.

* Cf. p. 212, note 1; VAL.-Max. Il 6, 14; sur la farouche vertu des femmes teutonnes, cf. VI, 1, ext. 3.

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