RARES
te cogunt? primus omnium Satietate parasti lamem ut, quo . plura haberes, acrius, quee non habes, cuperes. *
Les Scythes font l'éloge de leur pauvreté ? et de leur barbarie : Scytharum solitudines Græcis etiam proverbiis audio eludi ; at nos deserta et humano cultu vacua magis quam urbes et opulentos agros sequimur ?.
Cette allusion aux Graeca proverbia qui avaient cours contre les Scythes devait étre difficilement intelligible aux Romains, mais elle nous conserve, sous sa forme primitive, l'écho d'une polémique entre les détracteurs diatribiques et les panégyristes d'Alexandre; voilà une nouvelle preuve du caractère purement hellénique de tout le passage.
Les envoyés scythes reprochent au conquérant, comme il fallait s'y attendre, sa prétention de passer pour un dieu * ; c'est là un sujet sur lequel le narrateur ne se lasse pas de revenir, parce qu'il était le plus abondamment traité par sa source d'opposition ὃ; dans les phrases de l'auteur latin on peut voir le plus souvent transparaitre l'ironie dont usaient certains Grecs à ce propos : Alexandre blessé d7xrsse fertur se quidem lovis filium dici, sed corporis ægri vitia sentire*. — Facilius est caelum dare quam imperium 5.
C'est de cette arme aussi que se servent les Scythes : Denrque 5] deus es, tribuere mortalibus benelicia debes, non sua eripere : sin autem homo es, id quod es, semper esse te cogita ὃ.
La diatribe des barbares s'achéve sur un trait inspiré par l'insécurité des tyrans ? et dirigé contre l'esclavage: Quos viceris