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Le chancelier de Nesselrode au baron de Meyendorf, 16 mai

5. Le chancelier de Nesselrode au baron de Meyendorf, 12 avril 1851 : « Vous avez bien raison de trouver que Schwarzenberg traite un peu trop lestement ces protestations des deux puissances

à Vienne que, si le gouvernement autrichien, en s'obstinant à maintenir cette prétention, venait à être entraîné dans une guerre contre la France, il ne pourrait pas compter sur le concours de la Russie1. Ainsi averti, le prince Schwarzenberg n'hésita plus à retirer son projet, qui d'ailleurs, en Autriche même, soulevait bien des critiques*. Le prince Schwarzenberg, qui avait tant fait pour conserver à son pays le royaume lombard-vénitien, comprenait bien, dans sa grande sagacité, que, pour assurer ce résultat, il fallait éviter tout conflit avec la France.

maritimes. Quand même la guerre ne s'ensuivrait pas, cette malencontreuse combinaison aura toujours eu l'inconvénient de resserrer les liens entre elles, tandis que l'intérêt des trois cours du Nord, comme on les appelle» exige qu'elles soient divisées. Voilà pourquoi Lord Palmerston, qui ne voit de salut que dans une entente cordiale avec l'Elysée (la situation ministérielle de Lord Palmerston était alors très compromise), a saisi cette question à deux mains, se souciant du reste fort peu de la soi-disant violation du traité de Vienne, de l'équilibre européen et de toutes les billevesées qu'il a débitées à ce sujet. »

1. Le chancelier de Nesselrode au baron de Meyendorf, 12 avril 1851 : « Si l'entrée de toutes les possessions autrichiennes dans la Confédération devait amener la guerre avec la France, je doute que l'empereur veuille tirer l'épée pour soutenir cette cause. Il n'y aurait peut-être pas de mal à le faire sentir à Schwarzenberg si l'occasion s'en présentait. »

2. Le 31 mars 1851, le baron de Hùbner, ministre d'Autriche à Paris, écrivait dans son journal : « C'est la première fois que» sur une question de politique extérieure, je me trouve en dissidence avec le prince Félix. Je crains qu'il ne soit mal conseillé. En attendant, je décline toute polémique avec le ministère français sur cette délicate et malencontreuse question. »

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