‹ Les origines de la légende napoléonienneChapitre 100 sur 286 · LE (C NAPOLEON EN EXIL · texte numérisé non relu

LE (C NAPOLEON EN EXIL

remarkable for thc suppressio veri, than the asserlio falsi' ».

O'Meara a eu le bon goût d'élaguer fortement, dans son ouvrage, l'insipide récit de ses querelles avec sir Hudsou Lowe, et la proportion, dans son œuvre, des pages utiles (c'est-à-dire consacrées aux conversations de Napoléon) est plus élevée que chez les autres mémorialistes. Et, si l'on se défie "de O'Meara quand il raconte les événements de Sainte-Hélène, la comparaison du Napoléon en exil avec sa correspondance de Sainte-Hélène montre que la défiance ne doit pas s'étendre jusqu'à ses recueils de conversations napoléoniennes. Que l'on lise parallèlement le livre, et les lettres à Finlaison ou au gouverneur, on ne constatera aucune différence notable.

On pourrait croire pourtant en trouver une dans la conversation du 27 janvier 1817; la lettre au gouverneur, qui relate cette causerie, donne le passage suivant, qu'on chercherait vainement dans le Napoléon en exil : « Après cela (la conquête de l'Angleterre), j'aurais agi suivant les circonstances, suivant ma force. Si je m'étais trouvé assez {oTi, fa tirais annexé V Angleteri-e à la France ; sinon... j'aurais établi un gouvernement conforme à mes vues'. » O'Meara aurait-il supprimé celte

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