A X T O M .M A II C H
travers les récits militaires, et les expose de la façon la plus ridicule'; il déclame à tout propos'", et a parfois la générosité de placer ses élucubrations dans la bouche des autres^; parfois, h l'emphase do ses périodes cicéroniennes succèdent ces dialogues coupés tous les trois mots, qu'utilisa plus tard Alexandre Dumas; mais chez Antommarchi, c'est amour de l'art et non désir de tirer à la ligne, car il ne va pas h la ligne après chaque réplique; c'est l'instinctif besoin de tout dramatiser, de mettre en scène et de se mettre en scène qui guide l'auteur*.
La vanité, le désir de jouer un rôle et de ne pas avouer les détails désagréables à l'amour-propre sont de mauvaises dispositions pour être sincère. Je n'ai pas besoin, après lord Rosebery", de citer les passages où Antommarchi est en contradiction avec Montholon, et où Montholon, confirmé par Forsyth", a si évidemment la véiité de son côté; mais il importe d'en tirer la conclusion : Antommarchi, qui, pendant de longs jours, n'a pas été admis ii voir Napoléon, n'en donne pas moins