Mémorial, 11 mars
5. Récits de la captivité, I, 228, 302; II, 150, ]8:B, 201; — Mémorial, 3 avril 1816. — Voir la Campagne de 1815 (version Mon- Iholon), Première observation.
ma dictature eût fini, et son règne constitutionnel eût commencé' ». Avec le desjiotisme politique aurait cessé la centralisation administrative terrible qui faisait des préfets « des empereurs au petit pied... Le réseau gouvernant, ajoutet-il, dont je couvris le sol, requérait une furieuse tension, une prodigieuse force d'élasticité, si l'on voulait pouvoir faire rebondir au loin les terribles coups dont on nous ajustait sans cesse. Aussi la plupart de ces ressorts n'étaient-ils dans ma pensée que des institutions de dictature, des armes de guerre. Quand le temps fut venu pour moi de relâcher les rênes, tous mes filaments aussi se seraient sympathiquement détendus, et nous aurions alors procédé à notre établissement de paix, à nos institutions locales- ». Mais le temps avait manqué, les revers étaient venus trop tôt; « je travaillais pour arriver à un plan; j'avais demandé vingt ans, la destinée ne m'en a donné que treize : je me regardais comme le Constituant de la France ^ » .
1. Mémorial, ik août 1816. — Cf. Aapoléon en exi/,18 février 1818.