PRINCIPE DES NATIONALITES
illyriennes), aux portions de la Pologne qu'ils occupaient'; le reste, la Russie l'aurait, de gré ou de force, donné, et l'intégrité polonaise aurait été rétablie^. Ce projet était d'ordinaire pour Napoléon une occasion d'insister sur un des avantages résultant de la politique des nationalités : la consolidation de l'équilibre européen. Toujours il revenait sur cette idée que l'existence de la Pologne était une sécurité pour l'Europe, toujours menacée par une invasion des Russes : c'était l'indispensable barrière contre le déluge des Barbares du Nord ^ On peut noter que cette considération apparaissait surtout dans SCS causeries avec des Anglais, O Meara, lady Malcolm, l'amiral Cockburn, l'agrandissement futur de la Russie étant surtout un danger pour l'Angleterre, et l'Angleterre avant montré, par le traité du 3 janvier 1815, qu'elle comprenait ce danger. Les Indes sont menacées aussi bien que l'Europe, parce qu'on n'a pas laissé Napoléon rétablir la Pologne*.
1. liécils de la captivité, I, 220; II, 423; —Mémorial, 20 juillet 18 1 6 ; — y^ote XXVIll sur le Manuscrit de Sainte-Hélène, Mémoires, 1822, t. IV, p. 269.
2. Mémorial, 28 avril, 25 octobre 1816; — Xapoléon en exil, 8 novembre 1816, 20 mars, 22 et 27 mai, 11 juillet 1817; — Latly Malrolm, 7 mars 1817; — Journal de Cockburn, 6-23 septembre 1815; — L'Ile d'Elbe et les Cent-Jours, Intérieur, ni;V- Deuxième et neuvième lettres du Cap.
3. yapoléon en exil, 22, 27 mai, 11 juillet 1817; — Lady Malcolm, 1 mars 1817: — y'ote .\XIl sur le Manuscrit de Sainte- Hélène, Mémoires, 1822, t. IV, p. 241.