‹ Les origines de la légende napoléonienneChapitre 169 sur 286 · Récits de la captivité, II · texte numérisé non relu

Récits de la captivité, II

4. Voir la Première note sur les Événements militaires de Mathieu Dumas : Politique de Pitt.

5. Mémoires, Diplomatie, Guerre; — Troisième note sur le Précis des événements militaires : .\rmistice naval.

Amiens, isoler nbsolument l'Angleterre; encore chercha-t-elle à rompre jusqu'au dernier moment. Il fallut la bonne foi de Cornwallis pour décider la paix, presque malgré le ministère anglais'.

« A Amiens, je croyais de très bonne foi le sort de la France, celui de l'Europe, le mien fixé, la guerre finie. C'est le cabinet anglais qui a tout rallumé ■. » Quel malheur pour l'Europe ! La France unie à l'Angleterre aurait été toute-puissante pour le profit des peuples et la cause des idées libérales. « Que de bien nous pouvions faire ! Nous eussions accompli, maintenu l'émancipation des peuples, le règne des principes... nous eussions fixé chez tous le repos et la prospérité ou par la force, ou par la persuasion '. » L'Angleterre ne le voulut pas, et le ministère de Pitt fut responsable de la reprise des hostilités *, en voulant garder Malte contre la foi du traité signé un an auparavant ^. Ce fut par une perfidie de plus qu'il rejeta la responsabilité de la rupture sur Napoléon, en prétendant qu'il avait insulté l'ambassadeur d'Angleterre à Paris, lord Whitworth ^

1. iXapoléan en exil, 6 avril 1817. — Sur Cornwallis, très sympathique à Napoléon, voir le Mémorial, 10 juin 1816; — Journal de lady Malcolm, 31 janvier 1817.

Page 1