W., Gampo-Kormio
G. Mémoires, 1822, VIII; Situation de l'Europe en 179S, III.
Après ce traité, il ne put empêcher le Directoire, par ses imprudences, de rallumer la guerre européenne; sa politique envahissante, que blâmait le général Bonaparte ', décida l'Autriche a recommencer la lutte; elle y poussa aussi la Russie, qui n'y fut pas déterminée, comme on Ta dit, par les conquêtes de Napoléon en Orient, car « quand Napoléon partit pour l'Egypte, l'armée russe commençait il se rassembler en Galicie' ».
Maître du pouvoir après Brumaire, Napoléon voulut sur-le-champ terminer la guerre : « Comme consul, ma première pensée a été d'ouvrir des négociations pour la paix^. » Et pourtant la conclusion de la paix après les défaites de 1799 eût été désavantageuse à la France, surtout au premier consul, qui y aurait perdu sa popularité; il ne la proposa pas moins, et il fiiUut l'obstination et les faux calculs de Pitt pour la repousser'.
La même mauvaise volonté se manifesta dans les négociations entamées après Marengo, et les empêcha d'aboutir =. On dut, pour obtenir la paix à
1. Voir, pour la question de Suisse, Situation de l'Europe en ilOS^ I; et Politique extérieure du Directoire, III; — pour l'Allemagne, Politique extérieure du Directoire, I; — pour l'Italie, les Mémoires (version de Las Cases), Retour de Rastadl, IV.