‹ Les origines de la légende napoléonienneChapitre 182 sur 286 · Id., 1" juin · texte numérisé non relu

Id., 1" juin

5. /(/., 7-8 juin 1816. — Cf. Napoléon en exil, 19 mars 1817.

ses cérémonies, dégagé pourtant de ses croyances particulières, de ses pratiques indispensables, était le vrai christianisme, ou, comme on dit, « la religion bien entendue ». « Quand j'étais jeune, Fesch me disait : Tu finiras par être plus dévot que moi. Je riais de sa prédiction. 11 avait raison. Je ne dis pas que je suis plus dévot que lui, mais je dis que ma croyance vaut mieux que la sienne, parce qu'elle est le résultat de mes études et de mon expérience, parce qu'elle est enfin la conviction acquise jjar une forte pensée ; tandis que la croyance du cardinal Fesch est restée la croyance du séminariste ultramontain '. »

C'est dans ce sens, et avec ces restrictions, qu'il faut entendre les passages où Napoléon parle de son attachement « aux principes de sa religion- », de sa volonté « de rester dans la religion où il était né' », déclare même « qu'il croit tout ce que croit l'Eglise' ». Cet attachement n'a rien d'exclusif, car il s'accompagne, parfois immédiatement, de la déclaration fréquemment répétée que, dans l'incertitude où l'on est des choses religieuses, le devoir le plus évident est de mourir dans la religion où l'on est né. Après avoir fait à O'Meara

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