‹ Les origines de la légende napoléonienneChapitre 183 sur 286 · Sapoléon en cjril, 9 novembre · texte numérisé non relu

Sapoléon en cjril, 9 novembre

une profession de foi orthodoxe : « Je crois tout ce que croit l'Eglise », il ajoute sur-le-champ : « Si une religion avait existé dès le commencement du monde, je la croirais la véritable; mais, dans l'état où sont les choses, je pense que chacun doit conserver la religion de ses pères. » — <( Son opinion invariable était que tout homme doit mourir dans sa religion'. » Cette opinion est une pierre de touche : celui qui la professe met toutes les religions sur le même pied, et n'est convaincu de la vérité d'aucune : mais c'est bien l'un des dogmes courants de la religion « bien entendue ».

Cette attitude d'esprit est restée fort tard celle de Napoléon. 11 a demandé qu'on hii envoie un prêtre, parce qu'il aimait parler religion, et par cet attachement de cœur aux cérémonies qui avaient charmé son enfance; et aussi, il le disait, parce que nul ne peut se vanter qu'il mourra sans confesseur. Mais rien n'indique que — jusqu'à ses derniers moments — il ait employé les abbés Buonavita et Vignali a autre chose qu'à célébrer les offices « les dimanches et fêtes reconnues par le Concordat- ». On n'a pas à attacher d'importance, sans doute, aux récits de ton indévot qu'Antommarchi lui attribue' : peu dévot lui-même, le doc-

1. Campagne d'Egypte, Aflaires religieuses, II (édition de 1847). — Cf. Troisième lettre du Cap.

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