Id., ibid.. VII
ciaire, leur fait habilement espérer sa conversion, et obtient d'eux, sur cette espérance, un appui réel pour affermir son autorité '. Il recommande à Kléber, en quittant l'Egypte, de suivre la même ligne de conduite', et c'est ponr ne l'avoir pas écouté que Kléber périt de la main d'un fanatique ^ Appelé il gouverner la France, il y appliqua des principes semblables : à peine maître du pouvoir, il fit cesser la persécution contre les prêtres et rendit les églises au culte : il fit donner au pape Pie VI une sépulture honorable '. Puis vint le grand acte du Concordat. Cet acte, dont Napoléon ne s'est jamais repenti^, répondait à plusieurs intentions. D'abord, en rétablissant la religion en France, il rendait un appui :i la morale et à la paix, sociale : « Lorsque je saisis le timon des affaires, j'avais déjà des idées arrêtées sur tous les grands éléments qui cohésionnent la société; j'avais pesé toute l'importance de la religion et j'avais résolu de la rétablir''. » En s'entendant avec le pape, il
1. Campagne tVEgyte^ Affaires religieuses. — Cf. Insurrection du Caire, v|^Saint-jean-d'Acre, XI.— Troisième lettre du Cap. — yapoleon en exil, 16 mars 1817. — Mémorial, 26 avril, 21 juillet 1816. — Derniers Moments, 22 octobre 1S19. — Napoléon revenait avec complaisance sur ce sujet.