‹ Les origines de la légende napoléonienneChapitre 191 sur 286 · Première et deuxième notes sur les Quatre Concordats · texte numérisé non relu

Première et deuxième notes sur les Quatre Concordats

3. Mémorial, 17 août 1816. — Cf. Deuxième note sur Ict Quatre Concordats : • Comment supposer qu'on ait demandé à la Cour de Rome d'instituer un patriarche (à Paris) .^ Un patriarche n'eût eu de l'iniluence qu'en France; le pape, qui était celui du grand Empire, étendait la sienne sur l'univers; on eût donc perdu au change. »

4. Récits de la caplitnté, I, 355; II, 271, 286. — Cf. Mémorial, 17 août 1816. — Cf. la dictée à Montholon sur les affaires religieuses (Récits, II, 271), avec les yotes sur les Quatre Concordats : similitude complète.

NAPOLEON ET LA RELIGION. Iba

disait Napoléon du pape, un agneau'... un bon vieillard que j'ai toujours bien traité -. » Et le pape a toujours gardé pour -lui, malgré leurs dissentiments, une affection sincère \ Mais la politique les sépara : le pape, attaché avant tout, comme ses prédécesseurs, à son pouvoir temporel*, espérait, en échange de la complaisance qu'il mît à sacrer Napoléon h Notre-Dame, qu'on lui restituerait les Légations : Napoléon n'avait rien promis et ne rendit rien'. Dès lors, il y eut contre lui à Rome une sourde hostilité ; la mauvaise volonté que montra le pape à aider Napoléon contre le roi de Naples et les Anglais amena, après une longue patience, la confiscation de ses Etats; mais, en combattant le prince, Napoléon respectait le pontife et n'empiétait en aucune façon sur ses attributions spirituelles^.

Ce fut sans son ordre que le général Miollis prit sur lui d'enlever le pape de Rome. La bataille d'Essling avait encouragé tous les ennemis de la France ; une révolte devenait possible h Rome ; Miollis voulut y parer par cet enlèvement, en

Page 1