‹ Les origines de la légende napoléonienneChapitre 194 sur 286 · Mémorial, 17 août · texte numérisé non relu

Mémorial, 17 août

de la France et rinflueiicc de Paris, oljjet de toutes ses pensées'... »

Ce plan devait aboutir lors de la réunion d'un second concile en 1813. Napoléon s'était servi des obstacles mêmes qu'on lui opposait, pour pousser sa politique à ses conséquences logiques : la lutte que le pape avait entreprise contre lui devait avoir pour résultat un contrôle plus immédiat de l'Etat sur la religion, et une utilisation plus complète de la religion par l'État. De même, sur le terrain politique, la résistance des rois de l'Europe n'avait eu d'autres résultats que d'augmenter l'ampleur de ses projets et d'en hâter la réalisation.

La campagne de 1812 ruina, ici et là, les projets impériaux. Sans se décourager, Napoléon limita ses ambitions, et « par la seule force de sa conversation privée- )), dans une discussion « amicale et gracieuse^ », il obtint du pape le concordat de Fontainebleau, qui du moins finissait la querelle. Et, malgré le désaveu ultérieur du pape, il aurait eu le dernier mot, sans les revers suprêmes qui abattirent l'Empire.

Comme en politique, Napoléon a donc voulu être en religion un conciliateur et un arbitre entre les puissances du passé et les besoins des temps

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