‹ Les origines de la légende napoléonienneChapitre 193 sur 286 · Kapoléun en exil, 10 juin · texte numérisé non relu

Kapoléun en exil, 10 juin

NAPOLEOX ET LA 11 E L I f. I () X . 207

de resserrer toutes les parties fédératives del'Empire, et de contenir en paix tout ce qui demeurait au dehors '. » Enfin Napoléon familiarisait l'opinion avec la renaissance des conciles, tombés en désuétude depuis de longues années; l'indépendance même du concile de 1811 le servit : « L'énergie et la résistance du concile furent agréables à l'Empereur; l'esprit d'opposition pouvait seul donner de la considération à ces assemblées, si contraires a l'esprit du siècle^. « Il comptait en réunir d'autres h Paris : ces assemblées lui eussent donné les moyens d'afl'aiblir l'autorité excessive du pape, et il aurait facilement dominé par leur intermédiaire le monde catholique : « J'aurais eu mes sessions religieuses comme mes sessions législatives; mes conciles eussent été la représentation de la chrétienté, les papes n'en eussent été que les présidents; j'eusse ouvert et clos ces assemblées, approuvé et publié leurs décisions, comme l'avaient fait Constantin et Charlemagne'... » — • « Napoléon aimait sa religion, il voulait la faire prospérer, l'honorer, mais en même temps s'en servir comme d'un moyen social pour réprimer l'anarchie, consolider sa domination en Europe, accroître la considération

1. Mémorial, 17 août 181G. — Cf. Récits de la captivité, II, 292.

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