LA FAMILLE DE NAPOLEON. 2, S
les lettres pour un roi' » ; « ses (jualités tenaient uniquement de l'homme privé"», et « la tâche s'est trouvée hors de proportion avec ses forces^ ». Lucien, spirituel et d'un noble caractère, avait été gâté par les idées révolutionnaires', et son opposition fit le plus grand tort h Napoléon dans l'opinion européenne. Louis, qui « avait de l'esprit et n'était pas méchant », mais bizarre, soupçonneux, jaloux, aigri par la maladie, gâté par la lecture de Jean-Jacques °, força Napoléon à réunir la Hollande à la France, et « cet acte eut le plus mauvais efl'et en Europe, et n'a pas peu contribué à préparer nos malheurs*^ ». Jérôme, prodigue en folies de jeunesse commençait, lors des Cent Jours, à se former, et donnait de grandes espérances'. Tous, par leur esprit d'indépendance, lui ont attiré les plus grands embarras, et l'ont forcé à des actes dangereux pour lui-même. « Nommais-je un roi, il se le croyait tout aussitôt par la grâce de Dieu, tant le mot est épidémique. Ce n'était pas un lieutenant, c'était un ennemi de plus... Ses efforts n'étaient pas de me seconder, mais bien de