‹ Les origines de la légende napoléonienneChapitre 198 sur 286 · Mémorial, 19 mai · texte numérisé non relu

Mémorial, 19 mai

•J.ii OllIOINKS Di; LA LEGENDE NAPOLEONIENNE.

petit; la fieitc, la noble ambition marchaient chez elle avant l'avarice '. »

Ses filles, quoiqne au second plan dans la famille, avaient aussi de remarquables qualités. Elisa, « tète mâle, âme forte- », était sans cesse en activité, désireuse de dominer ses sœurs, tenant parfois tête à son frère ^ ; Pauline, universellement admirée pour sa beauté*, était en même temps <( la meilleure créature vivante » et sa prodigalité ne venait que de sa bonté ^. Caroline était une femme de tète, fort habile et capable*^, qui s'était beaucoup formée par l'exercice du pouvoir'. Certes, cela formait un assemblage rare en qualités physiques et morales.

Mais le groupe des frères est plus important; Napoléon, qui revient souvent à parler d'eux, insiste fortement sur deux points : tous sont pleins de talents, de bonnes intentions, d'affection pour lui; — et pourtant, ils lui ont fait beaucoup de mal, non pas par malveillance, mais par l'effet d'erreurs généreuses. Joseph, bon, aimable, spirituel, « était trop bon, aimait trop les plaisirs et

Page 1