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Je désire que le moins possible mon sang soit il la cour des rois '. »
Le peuple, par ce testament, connaîtra iVapoléon. Les Mémoires, les Mémoriaux, sont l'alTaire des savants et des demi-savants : la bourgeoisie les lira. Mais le peuple achèterait-il les huit volumes des Mémoires et les huit du Mémorial? Le Testament, court et lapidaire, passera par morceaux dans les journaux, dans les brochures; il aura à part ses éditions, peu coûteuses- : il parviendra jusqu'aux masses. Dans les auberges où se chanteront les refrains de Déranger, ne lira-t-on pas, autour de quelque image d'Épinal : « Je désire que mes cendres reposent sur les bords de la Seine, au milieu de ce peuple français que j'ai tant aimé? » Et la parole solennelle et claire qui vient de l'Océan, entrera dans l'oreille du peuple.
1. Instructiuns, 30°. — Cette invitation dont Napoléon donne là le motif ostensible, en a un autre, exprimé dans trois conversations entre Xapoléon et Bertrand, des 22, 24 et 26 avril 1821 {Memoiies du ro! Jv.scph [Bibliographie, 10'»], t. 10, p. 263) : en se mariant à Rome, les Bonaparte s'allieront aux familles qui fournissent les cardinaux, les légats, les papes; — en Amérique, en Suisse, ils peuvent devenir membres du gouvernement, puisqu il est républicain, et, là comme à Rome, exercer une influence qui servira au roi de Rome, soit d'appui pour reconquérir son empire, soit de pis-aller si la France se refuse à lui. Il dominera le monde catholique ou la république américaine, si la destinée ne veut pas qu'il soit empereur.
2. Sans parler de tous les Mémoriaux et Histoires de Napoléon, qui ont publié le Testament en fin de volume, j'ai pu relever, — sans prétendre être complet — dix éditions du Testament seul, de 1822 à 1833, pour Paris seulement. — Voir le catalogue de la Bibliothèque nationale Lb''» 2001-2004.
CIIAIMTRE XX