‹ Les origines de la légende napoléonienneChapitre 220 sur 286 · C. Id., 13 avril · texte numérisé non relu

C. Id., 13 avril

G O U II r. A U D ET SON J O f I! N A L . iiS'J

tain air tranchant et d'aplomb qu'il se donnait ' ». Cet air-là, Ciourgaud ne l'a jamais quitte. « Très suffisant, dit de lui Montchenu, il n'a que deii.\ noms dans la bouche, le sien et celui de l'Empereur-. » — « Fat et suffisant^ », dit ii son tour Balmain. Et, plus que tous les témoins, son journal parle haut.

D'un bout à l'autre, on le voit satisfait de ses actes, et prisant son impeccabilité morale. Il n'a rien à se reprocher', il a toujours sacrifié ses intérêts à son devoir et à son honneur^; si l'on parle de confesseur : « Je n'ai jamais eu 1 idée, dit-il, d'en demander un; je n'ai aucun reproche à me faire* ». Même contentement de sa conduite et de ses services comme soldat : périodiquement reviennent ses treize campagnes, ses dix-huit ans de services, ses trois blessures et ses actions d'éclat '. Sa fierté d'avoir sauvé la vie à Napoléon à Brienne lui attire maintes railleries' et finit par lasser Napoléon lui-même, qui feint de ne plus s'en

1. Mémoires militaires du général baron Buulart. Paiis. librairie illustrée.

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