‹ Les origines de la légende napoléonienneChapitre 219 sur 286 · Id., II, p · texte numérisé non relu

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2',IS oltKilNES DE LA L É C E N I) E NAPOLÉONIENNE.

tioii toiiinait même souvent h l;i sriUimeiitalité, et le séjour de Sainte-Hélène imposant aux cœurs trop tendres une abstinence un peu dure, des soupirs élégiaques ponctuent do temps en temps le journal de cet homme de guerre. La fille du colonel WillvS, « l'adorable I.aure' », l'avait jjarticulièrement séduit. « Ah! pourquoi suis-je prisonnier"?... se demandait amèrement Gonrgaud... Plus je la vois, plus je l'aime '. » Mais c'est un besoin général d'aimer plutôt qu'une affection particulière : « Personne plus que moi n'éprouve le besoin d'aimer ; j'ai trop de richesse d'affection ' » ; et toutes les misses de Sainte-Hélène emportaient tour à tour les hommages secrets et platoniques de Gourgaud % Exilé, solitaire, il souffre de ce besoin d'affection inassouvi, mais u il préfère souf- IVir et avoir le cœur aimant'^ ».

Mais la médaille a son revers. Gourgaud, expansif, affectueux, facilement bienfaisant, s'aime lui-même avec une ardeur constante, et promène partout une inaltérable satisfaction de lui-même. En 1807, le général Boulart remarquait Gourgaud, alors lieutenant, «jeune, vif et sémillant, ;i un cer-

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