Napoléon, la Dernière phase, chap. m
302 OIUC.INKS DE LA L É r. E \ n E NAPOLÉONIENNE.
('.ci\c ïissiirimco, cet « ;iplonih » de Cioiirn-iiul, cctle confnincc en lui-même ont cndii une consé- (jiience sur laquelle il est surtout nécessaire d'insister : Gourgaud est d'une franchise terrible; d a « la liberté d'un soldat, qui sait mal farder la xérité », et une incapacité à dissimuler sa pensée (|ni rappelle l'Auvergnat de Labiche. Il en tire gloire, tout en la déplorant, car cette franchise l'a desservi souvent : « J'ai un très grand défaut, celui de toujours dire la vérité'... » — «Mon pauvre père était un bien trop honnête homme; il m'a élevé dans des principes par trop sévères d'honneur et de vertu-. » — Parfois, sa franchise est heureuse, et il a raison de s'en louer : elle lui fait rétablir la vérité historique sur l'état de la France pendant l'Empire, contre les allégations trop enthousiastes de Las Cases'; elle est assez réelle pour qu'il se dise ses vérités h lui-même, admire la patience de Napoléon h son égard*, semoque de sespropres jérémiades °, condamne ses exagérations colériques'^. .\ussi, sa franchise n'est-elle pas toujours malvenue ; quand Gourgaud, dans les premiers temps, présente