‹ Les origines de la légende napoléonienneChapitre 225 sur 286 · Id., 14 octobre · texte numérisé non relu

Id., 14 octobre

5. /f/., 28 mars 1817. «« Je vois Bertrand, je lui cbante mon refrain. »

6. /(/., 7 novembre 1S17 : " Je lâche sur le grand maréchal des choses que je ne crois pas. •>

GOUUGAUl) ET SON JOURNAL. ;-03

([uelcjues critiques sur les travaux historiques do Napoléon ', Napoléon vante son courage à le criti- ([iier-, et s'iKlresso, comme à un juge impartial, à (( Gourgaud (jiii dit toujours la vérité ' ». Mais les entrailles d'auteur s'émeuvent, Napoléon se lasse vite de cet Alceste impitoyable, il prend mal les observations*, et ne veut plus lire ses Mémoires, à cause de (c Gourgaud qui critique tout^ ».

Gourgaud, du reste, ne limite pas l'emploi de sa franchise à ce rôle littéraire, et le besoin impérieux d exprimer son opinion le mène aux reflexions les plus désagréables pour ses compagnons. Il déclare à son maître (et on peut contester la justesse de la réflexion comme son à-propos) que la campagne de 1813 n'a rien d'extraordinaire". Napoléon se scandalisant de la crudité du langage de Molière, Gourgaud lait observer « qu'à mesure que les mœurs se corrompent, on devient plus dillicile sur les mots' ». A madame de Montholon, fière de sa toilette, il assure qu' « elle ne paraîtra que chiffons à côté des toilettes de lady Lovvc " ». Napoléon attaque le

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