‹ Les origines de la légende napoléonienneChapitre 233 sur 286 · Gourgaud, 13 juin · texte numérisé non relu

Gourgaud, 13 juin

2. Le terme est répété le 27 décembre 1816 ; " Les cours prévôtales sont ce qu'il y a de mieux pour contenir la canaille. •

3. Cf. le 21 juin 1817 : ■■ Le roi casse le cou à sa dynastie; il est, ma foi, trop libéral; il marche à la perte de sa couronne. •

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vais résultats, parce qu'il leur était impossible d'avoir une bonne politique. — Il ne dit pas cela : « Eh bien, malgré tout, la politique que suivait le roi était la bonne. Il faut en France un sceptre de Ter, de la vigueur'. » Il l'aut! Voilà bien, ce semble, une proposition générale, et ce n'est pas à' Louis XVIII seul que le libéralisme est funeste, c'est h tous les souverains français.

En effet, d'autres textes sont plus nets : « La constitution anglaise ne convient pas à la France' »... Se promenant seul avec Gourgaud, le 16 décembre 1815, il lui déclare : « II ne faut pas d'assemblées délibérantes : les hommes sur lesquels on croit pouvoir compter dans les assemblées changent trop facilement d'avis. Waterloo! Waterloo! La constitution anglaise n'est pas bonne pour la France. » Est-ce là une boutade, le cri dune rancune toute fraîche contre ceux qui ont rendu irrémédiable le désastre de Waterloo? Non, car un an après — le Mémorial de Sainte-Hélène, Evangile de l'Empire libéral, est achevé, et Las Cases enlevé de Longwood, — il revient, avec une netteté qui ne

1. llontholon ne donne pas le même texte : il reproduit l'idée que le roi aurait dû être réactionnaiue ou tout moderne. Nous îivons vu les raisons qui, chaque fois qu il y a désaccord entre Montholon et Gourgaud, me font regarder Gourgaud comme plus sur. Du reste, Napoléon a pu, après les paroles rapportées par Gourgaud, reproduire, par habitude ou par système, ses ordinaires déclarations.

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