NAPOLEON D APHES (;OUR(;AUD
II. Napoléon et les idées re/i^ietises. — Avec les conversations sur les questions religieuses, les contradictions reparaissent. Il convient de s'y arrêter.
Las Cases et Montholon nous montrent, pendant la période où Gouro;aud vivait avec eux à Sainte-Hélène, un Napoléon sans foi positive, mais respectueux de la religion, spécialement de la religion catholique, et qui se déclare toujours adepte de la religion naturelle, persuadé de l'existence de Dieu. — Parfois, dans Gourgaiid, on a le même spectacle : « Je croirais à une religion, si elle existait depuis le commencement du monde; mais quand je vois Socrate, Platon, Moïse, Mahomet, je n'y crois plus : tout cela a été enfanté par les hommes'. » Mais aussi « c'est une belle idée que la rémission des péchés ; personne ne peut dire qu'il n'y croit pas, n'y croira pas un jour- ». « Il n'y a qu'un fou qui puisse dire qu'il mourra sans confesseur'... La religion offre de grandes consolations : on est moins malheureux quand on croit en Dieu *. »
Mais, en d'autres passages, Gourgaud nous montre, non pas une fois, mais dix, des dispositions bien différentes : « Si j'avais à avoir une