Forsyth, IV, p
2. Rapport du 29 décembre 1816 {Ret'ue Jileue du 1.5 mai 1897).
3. Rapport du 11 septembre 1819 (.4/. eY/an^., 1804 éi's, fol. 119, pièce 130).
4. Forsyth, II, p. 74. — Voir encore la Relation de Herbert John Clifford (Bibliographie, 45).
5. O'Meara lui-même, on Ta vu, était loin, au début, d'être bienveillant pour les compagnons de Napoléon.
rancion domestique de Las Cases, James Scott, puis aurait paru s'en désintéresseï', ad'ectant de ne pas répondre à ce que Las Cases lui en disait. Las Cases interpréta ce silence comme un refus de s'arrêter aux détails d'exécution d'un projet dont il avait approuvé le j)rincipe, et se décida n agir seul. Or, d'après Gourgaud ', Napoléon aurait dit à Las Cases que son idée était une folie, et y aurait répondu « comme à une pro- |)Osition d'enfant ». Montholon nous dit que Napoléon avait interdit à Las Cases de l'exécuter ^. Enfin, causant avec O'Meara, Napoléon nia que Las Cases lui eût parlé de ce ])rojet ^
Ces allirraations contredisent celles de Las Cases, mais aussi se contredisent entre elles; si Napoléon n'a rien su, il n'a pas pu défendre à Las Cases de donner suite à son idée. Et cette contradiction me porte à croire que la vérité n'est pas du côté de Napoléon.
La version conservée par O'Meara est faite pour le dehors, pour sir Hudson Lowe, pour le public; Napoléon ne veut pas être ridiculisé par une |)articipation i|uelconque à un |)rojet manqué. L'autre est faite pour les compagnons de Napoléon, et ne parait pas entièrement vraie. 11 paraît vraisemblable que Napoléon a d'abord accepté la proposition avec plaisir; puis en ayant vu les inconvénients, il a refusé d'en reparler : il laissait ainsi Las Cases courir les risques, gardant les chances de la réussite, et la possibilité de désavouer Las Cases en cas d'échec. En nous donnant