‹ Les origines de la légende napoléonienneChapitre 274 sur 286 · Récits de la captiçiié, IS février · texte numérisé non relu

Récits de la captiçiié, IS février

mettre un grand |)oids dans la balance'. » C'est « le

ministre des affaires étrangères modèle J'ai eu tort

de le remplacer : il m'aurait bien servi et je serais encore sur le trône- ». ÎNIais devant O'Meara, avec qui Napoléon p/«i(/e davantage, et devant le public, c'est une suite de sévères condamnations : « Le plus méprisable des agioteurs... bas flatteur. .. toujours traître... vénal en toutes choses''... capable de tous les crimes '. » La deuxième Lettre du Cap commence par un vrai réquisitoire contre lui. Na|)oléon semble, dans ses conversations et ses récits, s'appliquer iirincipaleraent à le com|)romettre vis-à-vis des Bourbons, tantôt en racontant comment Talleyrand, ministre du Directoire, soutenait la légitituité de la fête du 21 janvier ', tantôt en insistant sur son rôle dans l'affaire du duc d'Enghien. A plusieurs reprises, il lance contre lui une accusation terrible : celle d'avoir intercepté une lettre adressée par le duc d'Enghien au Premier Consul, lettre qui aurait décidé Napoléon à pardonner s'il l'avait connue à temps. On trouve cette accusation dans Las Cases ', qui la transuiit à Warden ', ;t la grande satisfaction de Napoléon ** ; puis, spontanée ou provoquée par les questions du docteur, elle revient trois fois dans O'Meara ", et les Lettres du Cnp la reproduisent

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