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2. Mémorial^ 5 octobre 1816. — ya/iolcon en fJvY, 27 novembre 1816.
3. Hecits <)e la captiuite, I, 445. — Mémorinl, IV, G:,'.). — On
« LE M É iM O n I A L DE S A I X T E - H É L È N E )> . 99
Quelles étaient a ce moment la l'orme et la cotur position du Mémorial']
Les papiers saisis comprenaient deux exemplaires du journal : le brouillon complet, contenant, en une quinzaine de cahiers, le récit des événements et des conversations de Napoléon du 20 juin 1815 au 25 novembre 1816; — la copie, que Saint-Denis n'avait poussée que jusqu'à la fin d'août 1816 '.
Ce n'étaient pas de simples notes : quoique Las Cases traite son œuvre, au moment où on la lui confisque, de « rédactions informes, non arrêtées, susceptibles à chaque instant d'être corrigées, rectifiées, modifiées^ », certains indices permettent d'aflirmer qu'elles avaient déjà subi un travail d'arrangement et de mise au point presque définitif. La liste des papiers de Las Cases, dressée par ordre du gouverneur, au moment de son arrestation, indique la phrase initiale et terminale de chaque cahier : assez souvent, on peut retrouver ces phrases identiquement reproduites dans le Mémorial. Le journal, au moment où il fut enlevé à Las Cases, avait certainement déjà forme littéraire.
Il importe d'examiner, avant d'aller plus loin, quelle part Napoléon pourrait avoir prise à sa com-
peut voir diverses lettres de Bertrand, Montholon, Holmes, à lord Bathurst pour que Las Cases rentre en possession de ses papiers (juillet-octobre 1821), R. O., t. XXXIII.