apolcon et le roi Louis, Paris, Firmiii-Didot
8. Murât lieutenant de l'Empereur en Espagne, Paris, Pion, 1898, p. 139-162.
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pris ces lettres? Si, coniiiic Laiifrcy l'affirme, ce sont des faux forgés à Sainte-Hélène pour justifier certaines parties de la légende, Las Cases, qui a pris la responsabilité de les donner au public, mérite peu de confiance, et c'est la conclusion de lord Rosebery : « Ces faux forment une barre d'illégitimité qui couvre le journal tout entier ».
Mais la question est mal engagée et ceux qui l'ont discutée sont, en général, partis d'une idée fausse : à savoir que Las Cases avait été le premier à publier ces pièces. Je crois pouvoir lui en ôter la responsabilité.
On aurait pu se douter qu'il ne les avait pas rapportées de Sainte-Hélène, puisque toutes sont précédées du N. B. qui annonce les additions postérieures. Et, en eUèt, que l'on lise la Bibliothèque lUstorique, l'un des périodiques libéraux de la Restauration, on trouvera successivement les Instructions à M*" \ la lettre à Bernadotte^ la lettre à Louis" et la lettre à Murât*. Toutes ces pièces étaient donc publiées dès 1819, quatre ans avant le Mémorial.
Un soupçon peut demeurer. Qui les a fournies à la Biù/iothèfjue historique? Aucune indication ne