Sapoléon fn exil, I
2. Voir sa lettre du 27 février 1823, dans le Mornini; Chroiiicle, ù il expose cette affaire, avec pièces à l'appui.
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embarquii; il plul à Napoléon, cjui lui offrit de devenii' son médecin ; il accepta et s'établit avec lui à Longwood. Ses rapports avec le captif furent excellents, et il resta son médecin jusqu'au jour où le gouvernement anglais le rappela (25 juillet 1818).
De retour en Europe, il adressa ii l'Amirauté une lettre où il attaquait violemment sir Hudson Lowe (18 octobre 1818). La réponse fut sa destitution.
Il en appela alors au public, et, sans parler de nombreux articles au Morning Chrnnicle, fit paraître plusieurs opuscules sur la situation de Napoléon, et, en 1822, son Napoléon en exil. Le procès que lui intenta sir Iludson Lowe ne put aboutir, ce dernier ayant laissé passer les délais dans lesquels sa plainte pouvait être entendue. Mais, à partir de 1822, O'Meara ne fit plus parler de lui : il mourut à Londres en 1836.
Si j'ai pu tracer rapidement les grandes lignes de sa vie, je serai long, trop long peut-être au gré du lecteur, à débrouiller la période qui s'étend de 1815 h 1822. Mon excuse est dans l'utilité de ce travail compliqué , que seul Forsyth a tenté, sans avoir l'impartialité nécessaire pour le mener à bien.
Lorsque O'Meara accepta de donner ses soins ;i Napoléon, il n'avait aucune raison particulière de
devenir son admirateur et son partisan. C'était nn bon officier anglais, très appliqué à son service et d'un talent généralement reconnu. Maitland a fait son éloge, non seulement dans le certificat publié par O'Meara au début de Napoléon en exiV, mais encore dans sa Relation-, publiée en 1826, à une époque où O'Meara était aussi compromis que possible avec le clan bonapartiste.
C'était un homme instruit et bien élevé, un gentleman^ . Il avait trente ans h peine, ce qui contribue à expliquer la décision qu'il a prise : la curiosité, le désir d'avancer plus vite en rendant h l'Ktat des services plus en évidence, ont pu, à cet âge encore aventureux, le décider h s'expatrier quelques années dans le désert de Sainte-Hélène *.
11 accepta donc°, mais il eut soin de garantir son indépendance en refusant le traitement de, 12 000 francs que Napoléon lui offrait; plus tard.