‹ Les origines de la légende napoléonienneChapitre 81 sur 286 · Forsvlh, I, 57; III, 3G · texte numérisé non relu

Forsvlh, I, 57; III, 3G

Répondant de la présence du prisonnier, O'Meara était naturellement conduit à fournir des indications sur ce qu'il faisait ou disait, et les gardiens de Napoléon devaient chercher fatalement à le pousser sur cette pente. Le médecin devait donc bientôt déplaire à l'une ou à l'autre partie, — et ce lut aux plus maladroits.

Tout alla bien au début, sous le gouvernement de l'amiral Cockburn, plus large d'idées, moins minutieux que sir Iludson Lowe. Déjà cependant apparaissaient les germes des futurs conllits. A plusieurs reprises, O'Meara avait apporté aux exilés nouvelles ou gazettes ', et ces habitudes lui ayant valu les bonnes grâces de Napoléon, il ne devait pas les perdre volontiers.

Il avait contracté une autre habitude encore, qui devait lui attirer plus tard des désagréments; il correspondait dès longtemps avec un de ses amis, employé au ministère de la Marine, M. Finlaison^; celui-ci, par ordre de ses supérieurs, lui déclara qu'il ne pouvait continuer cette correspondance avec le médecin de Napoléon sans ([ue les ministres prennent connaissance des lettres échangées. O'Meara ne fit pas de difficultés; il pensait que le ministre de la Marine, renseigné par son intermenliaire, lui en saurait quelque gré

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